‹ Les origines du chant romain; l'Antiphonaire grégorienChapitre 10 sur 65 · a .t C ;- 0 Cfi · texte numérisé non relu

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OFFICE DE LA VIGILE, P2Z' nSap (Qabbalatli Schabbath).

Romain (aux nocturnes\

g^, Veiiile exuUenius, 3» noct. de l'Epiphanie.

invitatoire.

g5, Cantate. »

96, Dominus regnavit. »

2^, Afferte Domino. i" noct. de I Epiphanie.

HÉDiîEU ;le soir au coucher du soleil). Psaume d'introduction : 95 (Vulgate 9^, Venite

exultimus.) Autres psaumes: 96 (Vulg. 95. Cantate).

97 (96, Dominus regnavit).

.'9 128, Affeite Domino).

Hymne.

Psaumes du sabbat : 92(91, Bonum est conjiteri). 93 (92, Dominus regnavit).

Oraison et prière finales comme le matin (voir plus haut).

L'office nocturne se compose de quelques oraisons, auxquelles on ajoute, à certains jours, une lecture (pas une péricope, comme aux autres offices du matin), une lecture d'un livre saint, comme les lamentations de Jérémie, le livre d'Esther.

On voit par là que l'office chrétien de la vigile nocturne représente, fondus ensemble, les éléments de la vigile et ceux du nocturne israélites.

OFFICE MATUTiNAL (Se reporter au tableau des pages lo-n)

OFFICE VESPERTINAL

Cet office est très court, aussi bien dans la synagogue que dans la liturgie chrétienne primitive, car il ne se compose que d'un psaume ou d'un psaume et d'une h3'mne, suivis des oraisons habituelles. L'ensemble de psaumes introduit dans les vêpres chrétiennes est, comme d'autres éléments déjà signalés, emprunté aux usages des solitaires du iv^ siècle. Nous en avons décrit la principale partie, en parlant du psaume 141 (140). Dans la sj-nagogue, le psaume est le 145' (144, F^xaltabo te) ; on intercale parmi les prières ce que nos liturgies appelaient anciennement un psalmus divcctancus : c'est, en hiver, le 104'', remplacé en été par des versets tirés des Maxii?ics des Pères (n^sx '3Ti:\

Les tableaux qui précèdent amènent d'autres observations avant également pournotre sujet la plus grande importance. On remarquera en effet, comme pour donner plus d'appui à la thèse, que la première partie de la messe, dans tous ou presque tous les rites chrétiens, emprunte toujours à l'office matutinal quelqu'un de ses éléments les plus importants (il.

C'est, ou bien le Gloria in excelsis, ou bien l'un des cantiques dits avec les laudes, comme celui des Trois Enfants, celui de Zacharie, ou encorda litanie avec les oraisons correspondantes. Or.cette bien simple constatation, en ajoutant un argument de plus à l'opinion des litur-

(i)N()Us avons signalé ce (ait ptjur la première fois dans la Tribune Je SaintGei-Miis, année '**97i page if>7. On sait que le Liber f^unti/i,.alis mentionne, le Gloria in exeelsis k I office nocturne (matutinal?) au temps du pape Télcsphore (début du deuxième siècle).

gistes (i) qui considèrent la messe comme détachée à une haute époque de l'office de la vigile, cette constatation, disons-nous, nous ramène à une période où la liturgie chrétienne avait encore avec le culte hébraïque les plus étroits rapports.

On se rend compte en effet, au moj'en des rapprochements tels que ceux indiqués ici, comment s'est formée et s'est propagée, pendant quatre siècles, notre liturgie, avant, pour ainsi dire, de voler de ses propres ailes. On peut donc résumer très nettement et très scientifiquement cette formation :

i» Continuer l'observation des lois rituelles en usage, d'abord :

a) Pour l'année liturgique et ses grandesdivisions et fûtes: le sabbat, Pâques, Pentecôte, le jeûne de septembre, en y ajoutant les souvenirs chrétiens de ces mêmes jours. A ces fêtes, célébration de l'office de la vigile, d'un office du matin, des petites heures de tierce, sexte et none, et enfin des vêpres (2). De plus, le soir du sabbat, tendance à continuer la réunion dans la nuit, dans l'attente du Christ, en mémoire de sa résurrection aux clartés matutinales.

Pendant les vigiles nocturnes, lectures des Livres saints.

b) Tous les jours, court office du matin et du soir.

c) L'office du matin, pour les jours ordinaires, correspond à ce que nous nommons les laudes. Pour les sabbats et fêtes, on y ajoute ce qu'ajoute la Synagogue, c'est-à-dire Vheptapsalrnos, puis les lectures de la Loi et des prophètes, entremêlées du chant solennel d'un psaume ou d'un fragment, et d'une oratio ou discours explicatif du lecteur ou du président (3), l'action de grâces et la Kedouscha.

2" Addition de la célébrationdela Cène commémorative du Christ (4).

(i) Tels que Dom Cabrol, dans ses diverses études.

(2) Aet. Apost., /ol". cit.; cf. la Didjscalie, iraduction publiée dans le Canonisie contemporain, année 1901, Paris; Dom Baeumcr, De officii seu cursus Romani origine [dans Sludien und Mittlieil. ans dem Denedict. und d. Cister. Orden, i88g, t. X, pp. ^6-1-97), arrive au même résultat par des moyens différents. Le savant religieux fixe l'ordonnance des laudes et vêpres entre les années 50 à 65. Cf. son Histoire du bréviaire traduite et publiée par Dom Réginald Biron, Paris, 1905 ; S. Cyprien, op. cit., où la plume de l'auteur parait ramener des formules liturgiques, et comme la mesure d'une hymne: «Nam, quia Christussol verus etdies | est verus, \\ sole ac die saeculi | recedente || quando oramus et petimus, | ut super nos lu.\ (dcnuo) ventât || Christi precamur adventum » ; Terlullien, loc. cit.

(•3) Les premiers exemples en sont donnés par Jésus lui-même et ses apOtres (voyez les textes cités plus haut). Les homélies et discours les plus anciens que nous possédons sont tous terminés par des formules liturgiques de prière, parfois conservées dans des offices plus récents ; cf. Dom Cabrol, Le Livre de la prière antique, Paris, 1900, in-12, p. 1S5 et s.

(4) Les plus anciennes prières chrétiennes pour celte célébration sont dans la DidaUhe, contemporaine des Apôtres. Elles sont passées dans la Didascalie, et depuis au livre II des Constitutions Apostoliques Leur présence en ces derniers ouvrages, comme accompagnement bien certain de l'Eucharistie, montre que dans le premier le même sens leur a été donné. Plus tard, il est vrai, si ces formules vénérables sont tombées en désuétude, et se sont partiellement éparpillées dans les prières accompagnant les repas ou les agapes, on ne saurait, à notre avis, en tirer une présomption sur leur usage primitif non eucharistique D'ailleurs, à l'époque où fut rédigée la Uidakhe, l'agape était très probablement encore eucharistique.

r4 I-ES ORIGINES DU CHANT ROMAIN

Mais cette cérémonie ne s'est pas rattachée nécessairement à la vit^ilc, pas plus qu'à l'office du matin ou du soir. Longtemps le moyen âge a conservé certains jours l'usage des messes de l'après-midi, et le rit ambrosien contient des sj-naxes solennelles le matin, sans célébration eucharistique.

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