‹ Les origines du chant romain; l'Antiphonaire grégorienChapitre 34 sur 65 · WWW · texte numérisé non relu

WWW

non e-ru- béscam :

Cette première grande division du chant se termine par la combinaison rythmique du nombre crétiquc, ou cursus tardus. On remarquera que le début de la pièce afl'ectionne les valeurs longues, et que les diminutions en brèves ou notes simples, d'abord rares, vont en s'accusant de plus en plus : i" incise, 4 longues, i brève ; 2% 6 longues, 2 brèves ; 3*^, 4 longues, i brève ; 4'^, 4 longues, 2 brèves ; 5°, 4 longues, 4 brèves. Maintenant, les brèves domineront.

ncque irri- de- aiit me

4 longues, 10 brèves, cutsus planus.

Hïi;:

4 longues, 4 brèves, cursus planus.

i-nimi- Cl me- i;

(i) D'excellents manuscrits mènent un groupe de deux notes sur va, ce qui confirme l'interprétation rythmique d'une tenue longue Ibr cette syllabe. Cf. Cours déjà cite, p. i8g et s., 209 et s., sur l'emploi de ces « nombres >i.

8. " ] F, , , , ^ ■ « ~7 "^ * — *^' — I 7 longues, 10 brèves, cadence dichoraïque,

^I cursus velox.

etenim univér- si qui te exspé- ctant.

4 longues, 4 brèves, cursics tardus et dochmiaque.

non confun- déntur.

Le verset est basé sur le récit du psaume, mais les deux cadences de la médiante et de la finale suivent chacune l'un des trois principaux cursus :

cursus velox.

Finale simple :

cursus tardus.

Finale ornée : ' T' § F* ■ >--

cursus velox.

Comme les combinaisons « à la lyrique » du Specie tua, celles-ci ne sont point une exception.

La plupart des formules mélodiques, surtout pour les versets, dans les introïts, communions, répons, reposent sur des schémas rythmiques imitant l'un des trois principaux rythmes dont nous venons de voir des applications.

Plus l'on étudie lacontexture deces pièces, plus on demeure convaincu de leur étroite parenté avec les formes rythmiques préférées par les littérateurs de la fin de l'antiquité et les rédacteurs de la primitive chancellerie pontificale.

Cela seul suffirait à montrer chez l'eurs auteurs la volonté bien affirmée de composer suivant ces diverses formes : en même temps, en ce qui concerne les lois du nombre métrique, comme l'observance de ces lois a été négligée à Rome à partir du vu* siècle, c'est un critère de plus de l'antiquité et de l'authenticité du chant grégorien.

Enfin, si l'on essaye d'interpréter ces pièces suivant l'une ou l'autre des doctrines mensuralistes, il est impossible d'y retrouver ce que nous ont révélé les textes formels des auteurs, et, à leur suite, l'analyse des compositions. Passons à la pratique.

Page 1