‹ Les origines du chant romain; l'Antiphonaire grégorienChapitre 47 sur 65 · ÉCOLE ITALIENNE · texte numérisé non relu

ÉCOLE ITALIENNE

Le premier groupe à citer, en matière de chant romain, est à coup sûr celui des manuscrits italiens ; voici d'abord ceux qui sont signales par la Paléographie musicale :

(i) Pour classer Icsdits manuscrits, dont la meilleure époque est celle de la notation sans lignes, c'est-à-dire jusque vers le XII" siècle, nous nous servirons des trois premiers volumes de la Paléog'ijphie musicu/s, qui ont déjà fait connaître au public les principales écoles entre lesquelles se partagent ces manuscrits.

A ces renseignements nous ajouterons ceux que nous ont révélés nos recherches personnelles, ainsi que les travaux des divers spécialistes actuels français cl étrangers, comme M. le D' Wagner, dans l'ouvrage déjà plusieurs lois cité {Neumenkundc).

Pour la messe :

Monza (bibl. capit., c. 12, jS). xe siècle

Monza (bibl. capit., c. i3, 76). xi'' —

Milan (Ambrosienne, iv. D. 84. Inf.). x^'-xi» —

[Provenance: Bobbio.]

Rome (Angelica, B. 3. iS). xio —

Mont-Cassin (N. N. BSg). xi" —

Lucques (bibl. capit., 64). xic —

Soit six manuscrits.

Pour l'office :

Rome (Angelica, T. 5. 21). xi" —

Rome (Casanatense, B. 11. i). xi« —

Pérouse (bibl. capit., 16). xi» —

En dehors de ces manuscrits complets, ou à peu près, on doit citer un évangéliaire romain du ix" siècle (Rome, Bibl. Vallic, B 5o), dont plusieurs leçons sont notées; un rituel-sacramentaire d'Asti, de la seconde moitié du x' (Paris, Bibl. Mazar. 525) (i); le tropaire du chapitre de Vérone (n° cvii), du xi" siècle, et quelques autres.

Ces divers manuscrits, dans leur notation, présentent très certainement la forme la meilleure d'écriture neumatique ; ils ont une parenté très proche avec les suivants. Leur notation a donné naissance à diverses variétés, telle que la lombarde, où se remarque une recherche diastématique. Voir page 255.

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