‹ Les origines du chant romain; l'Antiphonaire grégorienChapitre 58 sur 65 · TEXTE · texte numérisé non relu

TEXTE

I M. Ad uesperos diei Paschae sancti, conueniente I. ■ c. Incipit ordo ad uesperas. Conueniente ' scola

( D. In primis, dominica sancta, hora nona, conuenit ;

[m. c. temperius] cum episcopis, [d. presbyteris] et diaconibus,

in ecclesia maiore, [d. quae est catholica ; et] a ioco crucifixi (i),

incipiuni Kyrie eleison, et ueniuntusque ad altare. [c. Et] Ascendentibus

diaconibus in pogiuni (2), episcopi et presbyteri statuuntur [m. c. in]

locis suis, [d. in presbyterio], et scola ante altare [d. stet]. Finito [c.

ueroj Kyrie eleison, annmt archidiaconus primo scolae ; et ille, inclinans

se [m. d. illi], incipit [ant.] Alléluia cum psa\mo Dixit Dominiis.

V M. c. Post hune, annuit 1 , , ^ ,. ,

; ,. , . . , . ,. ' secundo, uel [c, alio

( D. Hoc expleto, iterum annuit archidiaconus 1

cui uoluerit [d. de scola] ; sed et omnibus incipientibus hoc modo

i M. Dicit \

praecipil ] c. Dicatur l iterum [ant.] Alléluia cum psalmo [m. d. ex,]

( D. Et dicit )

[c. Conjitebor tibi.] Sequitur post hune primus scolae cum para-

phonistis infantibus, [r,J.] Alléluia, et respondent paraphonistae (3).

\ Sequitur subdiaconus cum infantibus [d. y] Dominus regnauit, etc.,

( [c. Sequantur subdiaconi]

et [m. c. semper] respondent paraphonistae : [d. Alléluia].

l M. Et annuntiant if. 11 infantibus uerba : '\

} c. Et annuant uerba infantibus : . Parala sedes tua ; [u. et

' D. Item i. !

sequitur Alléluia a paraphonistis ;] [d. m. item] y. [m. iii] : Eleuaueriint

flumina Domine, etc. Post hos uersus salutat primus scolae archidiaco-

/ M. melodiis infantium. [

num, et, illo annuente, incipit Alléluia cum y c.inelodiis infantibus. (sfc)

\ D. melodias, simul cum

J /' M. semel.

/ Qua expleta, respondent paraphonistae \ c. primam , et infantibus.) f d. prima Aile-

LES ORIGINES ig

200 Al'PF.NDICli

haut, l'archidiacre commence Tantienne i)i Eitaugelio{i):Scioquod Jesum quaeritis, ou cette autre : Jesum queni quaeritis. Puis le prêtre ajoute l'oraison {2), sans dire Kyrie eleison.

II. Ensuite, on descend (3) aux fonts baptismaux en chantant l'antienne /;/ die resiirrectionis meae. Quand elle est terminée, le premier de la scola commence l'antienne Alléluia avec le psaume cxii, Laudate pueri ; quand il est fini, on poursuit par le répons à! Alléluia, 'O R-J(5t&: iîaaù-vjavj, avec le second verset Ka't 7«o iaxzoiacz, suivant l'ordre plus haut décrit. Puis le second diacre entonne l'antienne i/j Euangelio (4) : Veiiite et uidele lociim ; ensuite le prêtre dit l'oraison.

III. Alors, on va à Saint-André (5), à la Croix, en chantant l'antienne Vidi

(r. On appelait ainsi les cantiques tirés de l'Evangile, c'est-à-dire le ^lJgniflC.^t, à vêpres, le Benedictus, à laudes, et le Nunc dimillis, au completorium ; par extension, on donnait le même nom aux antiennes chantées avec ces cantiques, en souvenir de ce que, primitivement, leur texte était emprunté à celui du cantique. Ici, ce cantique est le Magnificat.

{2] Un passage précieux d'Amalaire à ce sujet nous montre que cetait encore l'usage romain, au IX' siècle, de dire Kyrie eleison avant l'oraison, à tous les offices. Cette (onction pascale en était seule exceptée :

Habemus scriptum in romano ordine ut non dicatur A'y>;i; eleison, siue Chriite eleison, ad ullum cursum in memoratis diebus. De o//". ecc/es., 1. IV, c. xxni {P. Z.., CV, i 206). Cf. Id., 1. III, c. VI, et 1, IV, c. VII (Id., II 14, 11S3).

(3) A la place de Vin die, l'Ordo de la seconde férié indique l'antienne LapiJem. Pour le vendredi (le jeudi dans M.), la rubrique des mss. Compiègne (bien que les éditeurs l'aient omise\ Colbert, Vatican, etc., porte ici : et descendunt cum antiphona ad Crucem, ad cubicellum Rigodem (voyez plus loin).

"' Remarquez l'usage populaire de redire le cantique A/ao-ni^ca/ pendant la procession: en revenant des fonts, on le répète encore une troisième fois.

(5) .\1 et C, et d'excellents mss. répètent deux fois, à peu de chose près, au jour de Pâques seulement, ce troisième paragraphe. Cependant, la première fois, il y a sanctum Joannem ad uestem, (Saint-Jean de Latran?), et la seconde, saiic^um Andteam ad crucem, avec l'indication de l'antienne Lapidem; sans doute poui varier, ils font chanter le psaume cxiv, Dile.\i,ii la duplication, à la place du second In exitu. D'où vient ce doublet .^ Il n'est point primitif, incontestablement, et cette répétition de versets, de cérémonies, de stations, est sans exemple dans la liturgie. Mais nous avons heureusement une indication sur l'usage romain aux environs de l'an 800 : dans son de ordine antiphonarii, qui nous a été déjà si précieux, Amalaire, parlant de cette solennité (ch. 52\ dit qu'à Rome on répète deux fois /'In exitu pendant la procession. « à cause de la multiplicité des autels, là oii on fait la station en ce jour». Très probablement, on devait encenser les autels et les images qu'on rencontrait sur le parcours ; de là le doublet signalé. Un doute toutefois subsiste : se bornait-on, à Rome, à répéter deux fois Vin exitu antiphoné, ou bien l'entourait-on de tout ce qu'indiquent nos ordos : duplication du .Magnificat, des alléluias, des antiennes ?

Je penche pour la première hypothèse ; la seconde me semble douteuse, à moins qu'on n'ait fait ces additions au cours du ix' siècle, peut-être seulement en recopiant ces rubriques. Dans ce dernier cas, si VOrdo ainsi modifié était rigoureusement suivi, l'ordre, au départ des fonts, aurait alors été : en allant à Saint André, ant. Lapident ; ant. Alléluia et ps. In exitu ; alléluia, jt. Venite, etc.; Magnificat: départ pour Saint-Jean. ant. Vidiaquam ; ant. Alléluia et ps. In exitu ou Dilexi; alléluia, f. Venite pour la seconde fois; Magnificat. Mais cet ordre supposé d'après .M et C, au seul jour de Pâques, me parait douteux. Un seul fait est certain, la duplication de Vin exitu à Rome.

M, n" 13, porte, au passage correspondant à la fin du paragraphe précédent : orationem cjualem uolueris pro loco, » l'oraison que tu voudras pour cet endroit » ; ce qui concorde avec les séries d'oraisons aii /iii'/i<m dans les anciens sacramenlaircs.

L'avant-dernier jour de l'octave, on ne marque pas, dans les ordos , de station à la Croix ; et le dernier jour, c'est après l'oraison précédente qu'on termine : M., Et data oratione, finilur. — C., Data oratione, et finita.post hanc bibant ecuna (1. uiia.^) cum primo scolae: pergant canenles ad Later(anum) antiphon[am) ante pontifice. (Les copistes des premiers éditeurs n'ont pas compris ces deux derniers mots, et en ont fait le début d'une antienne Antepono I)

finitur. , „ , . . . ( M. c. tertius lant.] Alléluia cum )

r ■ rost nanc incinit ) .,,, ■ ■ , , ■ l

liiia, et nnitur.^ I d. [ant. J Alléluia tertius de scola in ;

psalmo [m.d. cx\][c. Bealusuir]. [D.Post] hune sequitur[B^.] Alléluia [d. or-

1M. Hoc expleto ordine c. Hac expletaoratione unie 4UU bupia|. fusLnu iiusuuin ; y. cpuiemur. [sic]

I D. Hanc expletam ordi- ',, nem quo supra, incipit archidiaconus [m. d. in Euangelio (i)] ant. Scio quod

iM. Post haec j c. Post hoc > D. Ipsa expleta; dicit sacerdos orationem (2).

[c. det]

/ M. Et descendunt ■ l . , ,

iT \ T7 j j ' /o, , r \ M. C. cum antiphona /

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