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[3/i3] L\ LETTRE INTERPOLEE d'hADRIEN I A TILPIN 2 1
toutes les mémoires'. L'histoire de Kigoberl et d'Abel est, h certains égards, une réplique de celle d'Ebbon, telle que la présentaient ses partisans, et des autres victimes des intrigues politiques de la fin du règne de Louis le Pieux. Higobert a été chassé de son siège contre les canons, expulsé sans avoir été incriminé dans les formes régulières. Arrêt n'a pas été rendu à son sujet par un tribunal épiscopal procédant suivant les lègles canoniques 2; le siège apostolique n'a pas été consulté et interrogé.
C'est bien conformément aux exigences d'une telle discipline indignement méconnue qu'on appréciait, après l'apparition des Fausses Décrétâtes, les dépositions sommaiies d'évêques prononcées quelques années plus tôt. Hincmar, on le verra, a sollicité précisément des privilèges qui le mettent à l'abri de tels coups de force et réservent au siège apostolique l'examen des accusations qu'on lui pourrait intenter. Les préoccupations qui inspirent ce récit, étiangères au temps d'Hadrien l, le datent de quelque 75 ans plus tard.
Comme Ebbon, coupable d'avoir embrassé la cause de Lothaire qui cherchait à enlever l'empire à Louis le Pieux et à s'adjuger les Etats réservés au jeune Charles ^, Rigobert
I. M. Ribbcck (Die sogeiiannte Diuisio, p. aG-'i-) noie que la lettre renferme maints anachronisnies et que le rédacteur s'inspire d'événements récents : « es sind die Zustànde nach Ebo's Absetzung: ».
Apologeticum Ebonis.
« fulget canonica aucloritas quod... sine certo crimine canonice numquani dcjicitur cpiscopus » (Conc. œvi karoL, 1. 1, p. 797) ; « scicns sine certo et nianifeslo crimine neminem nisi canonice vocalum publiceque convictum deponendum opiscopum » (p. 8o4).
3. « devcnit jam sa'pc dicta mater nostra Remensis ecclesia in partcm et ditionom gloriosissimi régis Ivaroli, cum quo erat gratissimus Fulcho abbas qui ipsam ecclesiam domni Ludovici impcratoris antea presbytcr obtinuerat et gratia ejusdem régis cum quo erat, iterum adeptus est eam. Cujus imperium atque furorem metuehs jam sœpe diclus Ebbo