‹ Les origines du droit de régaleChapitre 18 sur 87 · Ansegisi capitularium coUectio, \, 77, p. /jo · texte numérisé non relu

Ansegisi capitularium coUectio, \, 77, p. /jo

3. Epist. syri. Carisiac, Capital., t. II, p. 433 ; Epist. ad Karolum, i5, Migne, t. GXXVI, col. ()6 ; Eocpositiones ad Karolum, i, l. CXXV, col. lo^o ; cf. n suiv.

/i. Qnœ exseqai debeat epi^copus : « Quod odiclum (de non dividendis rebus ecclesiaslicis) ex integro domnus Carolus Magnus imperator, cuni inteiTOgationc de chorepiscopis (cf. Henedicli Capital., U\, q()o, Leges, l. II, P. ait., p. 118), ad Leoneni papain direxit ot ad ejus consultuni aliud cdictuni de non dividendis rebus ecclesiaslicis... edidit et aposto-

[SqA] Ï^A LETTRE INTERPOLÉE d'hADRIEN t A TILPIN l^l

A la vérité ni Hadrien T, ni Léon 111, ni aucun autre pontife romain n'a pris sui' lui d'interdire la divisio. C'est sous Louis le Pieux seulement qu'une telle déiense a été portée et par l'empereur seul. Plus tard, dans la deuxième moitié du ix" siècle, en un temps où l'autorité des empereurs faiblit, ovL grandit celle du siège apostolique et où le clergé s'ingénie à réprimer l'audace croissante des pillards, llincmar imagine que Léon ITI et Gharlemagne se sont concertés pour interdire la divisio. Il n^est pas impossible que lui-même ou un clerc rémois qui s'inspire de ses idées, ait prêté à Hadrien 1, au profit particulier de l'église de Reims, une prescription semblable. Visiblement l'article du temporel préoccupe les esprits à Reims au temps où le faux est composé. Sur ce point le faussaire se montre plus attentif que ne l'étaient les papes auxquels Hincmar s'est adressé.

licœ sedisatque auctoritate sua confirmavit » (Migne, t. CXXV, col. 1090). Dans la lettre écrite au nom des évêques du synode de Quierzy, Hincmar dit que le capituiaire interdisant de diviser les biens d'église a été publié par Gharlemagne avant qu'il ne fût empereur « adhuc in regio nomine constitutus » {Capital, t. II, p. 433). Il explique d'autre part dans ses Expositiones (Migne, t. CXXV, col. io4o), que Charles a cédé aux représentations des évêques et en particuher du patriarche Paulin. Or ce patriarche d'Aquilée fut présent avec les missi du pape Hadrien au synode de Francfort de 794 {Ann. Lauresh., Ann. Einh., 794, Script., t. I, p. 36 et 3oo). C'est sans doute à cette date et en cette circonstance, par conséquent sous le pontificat d'Hadrien, qu'Hincmar place la première promulgation du capituiaire. Une note insérée dans deux manuscrits du X* siècle de la collection d'Anségise relate que le capituiaire fut publié à Aix, au temps du pape Hadrien et en présence de Paulin, son vicaire (cf. Préface de Boretius, Capital., t. T, p. 388). L'auteur de cette note s'est sans doute inspiré partiellement du sentiment d'Hincmar. Dans la pensée de l'archevêque qui combine à sa fantaisie des renseignements sans aucun lien, un premier capituiaire a été publié sur cet objet par Charlemagne sur les instances de Paulin, à Francfort, en 794, sous le pontificat d'Hadrien. Hincmar a lu dans un faux capituiaire de Benoit le Diacre qu'Arn avait porté à Rome un questionnaire relatif aux chorévêques. Il imagine que par le même intermédiaire, le capituiaire de non dividendis rebas fut envoyé par Gharlemagne devenu empereur, à Léon III qui approuva et confirma son ordonnance. Gharlemagne en aurait fait alors une nouvelle publication.

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