‹ Les origines du droit de régaleChapitre 30 sur 87 · Cf. plus haut, p. 22 et n · texte numérisé non relu

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2. « De rébus ipsius episcopii sancti Stephani ecclesie Cathalaunensis » (Dipl. de Charles le Chauve, 25 juin 850, Cart. du chap. de Châlons, éd. Pélicier, p. 10) ; « secclesiarum episcopia » ( Préf. à la Vita Remigii, Script, rerum Meroi^., t. III, p. 252) ; « episcopium Tungrensis ecclesiae expetiit » (Capit. de 920, 1, CapituL, t. II, p. 379). On a vu plus haut (p. 19, n. 6) un pape confirmer à un évêque « episcopatum Orcellensis ecclesiœ ».

3. « Urbis Constantiae episcopiam » (cf. plus haut, p. 25, n. 2) ; « domnus imperator concessisset Aldrico... episcopium Cenomannicse urbis » [Epist. formata, dans les Gesta Aldrici, p. 161) ; « Hucberto episcopium Meldensis urbis commissum est » [Hincmari epist., 23, P. L., t. cxxvi, col. 153). La ville est prise dans ces textes au sens d'église de la cité, comme le marquent très nettement d'autres textes du même âge qui concernent le monastère de Saint-Calais revendiqué par l'évêque du Mans : « monasterium... debere subjici urbi Cenomannicae » (Dipl. synodal de Bonneuil, 24 août 855, Cart. Saint-Calais, 17, p. 28); « nec ctiam prememoralae urbi Cinomannicae proprietate rerum subjaceat » (p. 29); « comperimus quod... a jure CenomannicaB urbis... vos subtrahere conamini » (Lettre de Nicolas P^ aux moines, 22, p. 40); cf. 23, p. 42.

4. Les textes marquent que la mense du chapitre a été formée d'une part de V episcopatus. Cf. Dipl. de Louis le Pieux pour l'église d'Auxerrc, 12 nov. 819 : « quasdam res ex ratione episcopatus sui (l'évêque Angilhelmus) canonicis ecclesiae... ad stipendia corum contulisset » [Ilist. de France, t. vi, p. 518).

années du ix® siècle, l'évêque attribua à son chapitre une part des biens de l'église ^ et que plus tard d'autres biens s'ajoutèrent, en vertu de donations, à la mense capitulaire ainsi constituée, cette part de la res ecclesiœ échappa en fait, sinon en droit, à V episcopium et put en être distinguée. Mais ici encore apparaît la notion nouvelle de la propriété ecclésiastique. Les biens ainsi détachés de V episcopium furent considérés comme l'avoir particulier de la canonica. Ainsi le propriétaire ecclésiastique tend à la fois à revêtir une personnalité nouvelle et à se dédoubler. L'évêché, le chapitre, à titre de personne morale, se substituent en fait à cette autre personne morale qui primitivement était seule connue, Vecclesia. Celle-ci subsiste, mais passe au second plan; les biens de l'évêché et ceux du chapitre sont toujours la res ecclesiœ, la res juris ecclesiœ j mais la notion ancienne qui s'applique à la fois à deux établissements désormais distincts s'efface pratiquement devant la nouvelle qui permet de les différencier.

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