Cf. plus haut, p
3. Charte d'Alboin : « aliquid ex nostro beneficio» (Bibl. nat., Paris, Coll. Moreau, t. viii, fol. 55).
4. « Aliquit ex nostro beneficio..., ex terra sancte Marie atque sancti Pétri, de curte Maceriolas, ex monasterio sancti Juniani Nobiliaco » (t. xiii, fol. 118). L'église Notre-Dame et Saint- Pierre est sans doute celle de la curtis de Mazerolles; la terre dont il s'agit fait partie de la dotation de cette église rurale, qui, comme la curtis, est la propriété des moines de Noaillé.
5. Charte de Guillaume : « aliquid ex suo beneficio, de abbatia sancti Maxentii » [Chartes de Saint-Maixent, 27, p. 42).
tenir ^. Or, en fait, Hinemar avait obtenu déjà pour lui, du roi et des évêques, une ahhatia ^.
L'abbé tient V ahhatia pour son bénéfice; la part des biens réservés au chapitre d'une cathédrale, la mense conventuelle des religieux et même, si ceux-ci ont un abbé régulier avec qui tout est en commun, le patrimoine entier du monastère ou de la collégiale constitue semblablement le bénéfice des moines ou des chanoines. Vers 960, un bienfaiteur du chapitre Notre-Dame de Nîmes stipule que les chanoines tiendront une propriété dans leur canonica et communia, sans égard à la qualité d'aucune personne, sans que nul en jouisse à droit héréditaire, mais seulement par le bénéfice de Notre-Dame dont ce bien est désormais l'alleu ^. De même à maintes reprises, le prévôt et les clercs de la collégiale Saint-Bénigne de Dijon échangent des biens qui appartiennent à leur bénéfice, c'est-à-dire à la terre de Saint-Bénigne ^. L'abbé et les religieux du monastère de Saint-Cyprien de Poitiers cèdent à cens à un prêtre une terre de leur heneficium ^.
\Jepiscopatus, Vahhatia et même la 'mensa, la prœhenda de la communauté des religieux ou des chanoines, c'est-à-dire soit le temporel, soit la part réservée du temporel dont jouissent le prélat ou la communauté, constitue leur bénéfice. Mais on a vu que Vahhatia et Vepiscopatus étaient regardés aussi comme une appartenance, une dépendance de l'église épiscopale ou du monastère.
1. « Apud regem Karolum agondum est, ut liberalitatc sua oidcm congrua bénéficia, quibus sufTicientcr cuni suis sustcntari... possit..., largiatur » (cité par Hinemar, Epist., 2, P. L., t. cxxvi, col. 31).
2. « Post depositionem autem illius, obtinui ut unam abbatiam valdc bonam ei domnus rex et episcopi consentiront » (col. 30).
3. « Habcant in victu et stipendie... per beneficium tantummodo sanctae Mariœ » [Cari. Notre-Dame de Nîmes, éd. Gornior-Durand, 58, p. 99).
4. Charlul. sancti Benigni, 57, accord entre Ingobert et Frodinus, prévôt de Saint-Bénigne, 862-863 : « Dederunt igitur Frodinus et ccteri clerici, de suo b«'neficio, de terra sancli Benigni » (Garnier, (liarles houri(uign., p. 103); Notice de 836 : « dederunt fratres... de ratione sancti Henigni, de illoruni bcueficio » (Pérard, Recueil de pirces, p. 18).
5. « Terrain ex suo bcMicficio ^> [(drl. Sainl-( i/[>i icii, 77, Arcliiw lns(. Poitou, t. m, p. 70).
Aussi les biens d'une église, en même temps qu'ils forment le henefœium du prélat qui la gouverne, sont également, suivant le langage du temps, le bénéfice de celle-ci.
En ce sens, on parle du bénéfice d'une église cathédrale. En 861, vente fut faite à Audesinde, évêque d'Elne, de jardins contigus à ceux qui appartiennent au bénéfice de sa cathédrale, Sainte-Eulalie^ Ou bien on signale les bénéficia dont s'est accru le temporel d'un évêché. L'archevêque de Narbonne a reçu de Louis le Bègue de petits bénéfices qui grossiront l'avoir de son église^.
Le temporel d'un monastère en est dit aussi le bénéfice. L'abbé et les moines de Saint-Nabor possèdent les bénéficia de cette église^. Comme Vabbatia prend souvent le sens de monasterium, mention est faite aussi parfois du bénéfice d'une abbatia. En 934, les chanoines de Saint- Étienne de Dijon entrèrent en possession du bénéfice et des dîmes de Vabbatiola de Saint-Martin^. Otton II décide que le duc Frédéric retiendra, sa vie durant, les bénéficia appartenant à l'abbaye de Moyenmoutier, à condition que l'évêque de Toul jouira dès cet instant de la prœbenda des moines et de tout ce que le duc consentira à lui abandonner du beneficium de Vabbatia^.
C'est d'une capella, d'une église rurale qu'il est dit le plus souvent que les biens qu'elle possède constituent son beneficium. En février 855, Garibernus donne à Saint- Julien de Brioude une chapelle avec le bénéfice qui dépend