Et quoniam multîB occa- « Et quoniam multi per pravorum
siones... a pravis illis hominibus insidias hominum... fabricantur
exquiruntur, abbatem... nuUo modo... deponendum censemus nisi causa specialiter criminis exigente » (Hartmann, t. II, p. 377).
2. « Si que contra eum hujusmodi querela surrexerit, non solus episcopus Augustodunensis causam examinet, sed adhibitis sibi sex aliis coepiscopis suis. »
3. « Quando ad ea ad (\uiv catholicorum regumcorda, pontilicalibus sunt monitis provocanda... tanto alacri et Urto sunt animo concedenda » (p. 376).
doli, decernimus ut ordinatus deponi non possit, nisi criminalis eum causa monstraverit reum »
(Mansi, col. 348).
« Quod si fuerit infamiae calumniis denotatus, ex regali providentia, episcoporum habeatur non minus quam sex conventus, quorum de numéro Cenomanicusconstituatur episcopus ».
« licijum corda divinitus inspirata, quando pro religiosis locis sollicitudinem gerunt... eorum voluntati eum omni dovotionis alacritate est parendum... » (col. 34lî).
Le thème est ici beaucoup plus longuement développé.
du monastère. Prévoyant une accusation portée contre le chef de cette communauté;, il ne s'inspire pas des dispositions contenues dans les privilèges autunois et reproduites dans le privilège de Saint-Calais.
Au contraire, le recours fait par les clercs francs à ces documents quand ils rédigent eux-mêmes des actes, est très ordinaire au ix* siècle. Pardulus^, évoque de Laon (848-56), a composé sur Tordre du roi pour les religieuses d'Origny un privilège dont les termes, au dire d'Hincmar, n'étaient pas de son cru, « mais ceux-là mêmes que le bienheureux Grégoire avait dictés à la prière de Brunehaut pour le monastère édifié par cette reine * » . Un diplôme délivré à l'église de Beauvais avec la permission de Charles le Chauve par les évêques de quatre provinces, reproduit textuellement toute la dernière partie des privilèges autunois ^. Hincmar qui cite ce diplôme peu après la mort du roi (877) n'a pas remarqué cette fois qu'il transcrivait les paroles mêmes de Grégoire P^ Le clerc franc qui rédigea ce diplôme synodal a puisé comme le rédacteur de notre privilège à la source des documents grégoriens, sans que peut-être personne s'aperçût d'un tel emprunt qui était chose courante.
L'examen de la formule et de la teneur du privilège fortifie donc les soupçons qu'a fait déjà concevoir, à l'égard de l'authenticité de cette pièce, la difïiculté qu'on rencontre à
1. Hincmar, dans une lettre à la reine Ricliilde, rappelait « qualiter... Pardulus .. jussioni régis obediens non suis verbis iliud privilegium (pour le monastère d'Origny) composuerit, sed sicut beatus Gregorius papa de quodam monasterio a quadam regina œdificato, ipsa petente, dictaverat, (Reg. XIII. 11-13) et ipse quoque dictaverit.., repetens maledictionis intentationem, quam domnus idem Gregorius contra presumptorem illius monasterii juculatus sit... » (Flodoard, Hist. Rem. Ecoles., III, 27, Script., t. XIII, p. 549).
2 Hincmar, Quœ exsequi debeat episcopus, Migne, t. CXXV, col. 1091. L'emprunt fait par ce diplôme synodal va de Si quis regum, à la fin prœmia œternœ pacis inveniant (Cf. Reg. XIII, 11, HartmanxN, t. II, p. 378).
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lui assigner une date vraisemblable et à expliquer le revirement dont elle témoignerait de la part de Nicolas.
Si la pièce est un faux, voici comment peut-être on en peut expliquer la composition. Robert du Mans, pour ne pas indisposer davantage le roi à son endroit, renonçait à pousser une affaire où il avait le monarque pour adversaire K II était résolu à ne pas se plaindre auprès du pape de l'issue du procès, Mais il ne souhaitait pas davantage faire approuver à Rome les pièces et la notice du jugement qu'on l'avait chargé de remettre au pape. Au reste on eut pu craindre un éclat de la part du peu endurant pontife s'il avait su le peu de cas qui fut fait à Verberie de sa recommandation. Aussi vraisemblablement les messagers renonçant, sous un prétexte futile, à poursuivre leur voyage ne firent pas parvenir au pape le dossier formé en faveur des moines de Saint-Calais. Nicolas, absorbé par d'autres soucis plus graves, ne s'intéressa pas davantage à un conflit dont Robert ne l'entretenait plus et dont il n'entendit plus parler. Quand la mission fut de retour en France, le dossier fut remis aux moines et conservé dans leurs archives 2.
Que l'original soit ainsi arrivé à Saint-Calais, ou qu'une copie en ait été prise à Verberie, pour être conservée aux arcliives du monastère, le recueil donna l'idée à un faussaire, probablement religieux de Saint-Calais, de forger
1. A Verberie en efïet, le roi se porte partie contre l'église du Mans : « Surgens rex... ostendit ex parte attavi, avi et genitoris, jure hereditario, se Ipsum possidere monasteriumo (Froger, p. 37). Les jui,^es décident « regiam ejusdem monasterii praeponderare pocessionein ». Le procès met aux prises l'évêque avec le fisc. C'est bien ainsi que le comprend llincmar : a Karolus... in Vermeria palatio... abbatiam sancli Karilephi super Rotbertum... logaliter evindicavit ))iAnn. Berlin., 863, p. 66).