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Ardon, xxxix, Script., t. xv, p

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presque la formule, en lui prêtant une portée qu'elle n'a sans doute pas, ceux qui sont entièrement libérés n'auront plus qu'à prier « pro salute imperatoris vel filiorum ejus et stabilitate imperii )). Cette formule, qui répond si bien aux idées et au style du temps, n'a évidemment pas été imaginée par un chroniqueur aquitanique de basse époque, oii on n'avait plus l'idée de l'union de l'empereur Louis et de ses fils, associés depuis 817 à son pouvoir, ni de la stabilitas imperii ^ : elle provient de la pièce officielle.

Comme le sommaire de la scedula inséré au Capitulaire ecclésiastique et comme la Vie de Benoît d'Aniane, la Notitia signale la ratification faite par l'empereur du document. Tandis que le Capitulaire mentionne simplement la confirmation octroyée, la Vita et la Notitia s'accordent à signaler l'apposition d'un sceau qui donne à la scedula une forme différente de celle d'un capitulaire. Toutefois, à suivre Ardon à la lettre, les signes de validation, le sceau impérial ont été apposés au bas de la liste des monastères qui auront un abbé régulier. La Notitia, qui passe sous silence la liste signalée par le biographe de Benoît, fait confirmer par l'empereur celle dont Ardon ne parle pas, la liste des monastères répartis suivant leurs charges. Mais le sommaire de la cédule marque ^ que la ratification impériale n'a pas été accordée seulement, comme semble le dire Ardon, à l'article qui détermine quels monastères auront un abbé réguHer. L'empereur a confirmé tous les articles, la scedula entière, c'est-à-dire à la fois la liste dont parle Ardon et celle de la Notitia.

Sur ce point, par conséquent, les renseignements appor-

1. La concordance entre le texte d' Ardon et celui de la Notice montre que les deux écrivains se servent du même document officiel. On retrouve des expressions tout à fait analogues sous la plume de Paschase Radbert, écrivant l'histoire d'un contemporain de Louis le Pieux {\'ita Walîe, II, ix : « pro fide régis et regni, pro salute populi et patriœ, pro stabilitate imperii et filiorum successione », Script., t. ii, p. 554 ; xv : « pro filiis et imporio. pro salute populi..., pro stabilitate et unitate regni », p. 561). Cf. Form. Sal. Merkel., lxi : « pro vobis... et pro filiis... vestris vel pro stabilitate regni... exorare » (Form., p. 261) ; Episcoporum relatio. 829, lix : « propter... vestram salutcm... et regni honorem atque stabilitatcm » {Capitul., t. ii, p. 49).

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