FIEFS ET SEIGNEURIES—FOI ET HOMMAGE
Si le seisneur voulait retenir le fief entre ses mains, il n'acceptait pas l'hommage et exerçait le retrait féodal, appelé aussi droit de retenue, dont nous parlerons plus longuement ailleurs.
Le seigneur pouvait lui-même entrer à titre de vassal dans un autre groupe de même nature, dont le seigneur-chef était d'ordinaire plus puissant que lui-même, Des lors, ses propres terres relevaient directement de ce seigneur à titre de fief, et les terres de ses vassaux en relevaient indirectement en arrière-fief. On pouvait ainsi remonter jusqu'à un seigneur qui ne reconnaissait pas de supérieur, 6, le roi de France, appelé souverain fictteux du royaume.
Le lien qui unit tous les hommes, seigneurs, vassaux, tenanciers, serfs, c'est la terre, concédée par les uns et reçue par les autres à de certaines conditions.
# Le second élément constitutif du système féodal, c'est la seigneurie, qui n'est à vrai dire qu'un démembrement de la souveraineté, Ce démembrement de la souveraineté a pu être concédé ou usurpé, mais dans lun ou l’autre de ces deux cas il à été consolidé par une longue possession où confirmé par la coutuine.
Bien qu'elles se ressemblent par leur nature, les seigneuries différent quant au territoire qu'elles embrassent où aux attributs qu'elles conferent. Il y eut les grands fiefs tenus directement de la couronne, les duchés, les comtés et les baronnies. Parmi les seigneuries de moindre importance, il faut signaler les vicomtés et les chatellenies. Le vicomte était le suppléant du comte et le chatelain était le délégué du baron. D'autres seigneuries ne conféraient que la qualité du seigneur justicier.
La société féodale se divise en trois classes d'hommes : les nobles, les vilains et les serfs. La puissance du seigneur jnsticier ne s'exerce que sur les vilains et les serfs. Le noble ne reconnait pour juge que le seigneur auquel 1l à fait hommage et aupres duquel il trouve un tribunal composé de ses pairs.
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de Le vassal, avonsnous dit, prétait Foi et hommage au seigneur, qui de son côté le mettait en possession du fief et lui en donnait l'investiture, A chaque mutation du seigneur ou du vassal, une nouvelle prestation de serment était nécessaire, Ce contrat donnait naissance à des obligations réciproques dont linexécution eut entrainé la résolution.
On a beaucoup discuté sur l'origine de la prestation de foi et hommage. Il u'y a pas de doute que là principalement, l'influence des mœurs gerinaniques s'est fuite sentir sur les liens qui existaient entre le seigneur et le vassal.
Les grands vassaux de la Couronne, tels que les dues de Normandie, de l'Aquitaine et de la Bourgogne ne prêtaient que le serment de fidélité, de même que les grands dignitaires ecclésiastiques ne prêtaient le serment de fidélité que pour leur évêché ou leur abhive, car il leur était interdit d’être les hommes d’un laïque, même du roi,
6. La fidélité etl’hommage n'étaient pas une seule et même chose : il est bien vrai que la fidélité et la foi se confondent en une seule et même formalité, —une promesse faite sous le serment ; mais l'hommage n'est pas la forme de cette promesse, 1} consiste dans un autre engagement.
La définition donnée par le grand Coutumier de Normandie établit que l'hommage est distingt de la fidélité : homanuge, dit le grand Coutumier, est promesse de qurder foi des choses
droiturières et NÉCESSLLTES, et de conseil et aide : il eil qui fuit
honuinage doit estencdre Les inuins entres à celity qui les recoit, [A4 dire CCS p'rroles à je deviens Lostre homane dl DOULS porter foi contre tous, saulre le féauté ou due de Normandie
Il y avait l'hommage de foi, de service, et l'hommage de paix. Le premier paraît se confondre avec le serment de fidélité : c'est la promesse de rendre des services, mais sans qu'il soit assigné de fief, et il ne se transmet pas aux héritiers.
La foi consiste dans le serment de fidélité, tandis que l'hommage est la reconnaissance de la supériorité du seigneur envers le vassal.
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