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FVIEFS ET SEIGNEURIES—FOI ET HOMMAGE

L'étymologie du mot hominage est facile à trouver, c’est homo, car dans la cérémonie, le vassal disait à son scigneur qu'il était son honvne,

L'hommage liait bien plus rigoureusement que la fidélité, car celui qni devenait l'homme du seigneur, se mettait à la disposition de celui-ci dans toutes les circonstances de la vie.

7 On distingue trois sortes d'hommages : l'ordinaire, le simple et le lige. L’hommage ordinaire oblige le vassal à trois devoirs: celui de justice, celni de conseil et celui de œuerre.

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Par l'hommage simple, le vassal s'engageait seulement à ne pas intervenir contre son suzerain,

Lorsque le vassal tenait des terres ‘de plusieurs seigneurs, il devait l'hommage à chacun d'eux ; mais dans un ens de conflit entre deux de ces seigneurs, il était stipulé une préférence en faveur du seigneur qui avait la concession la plus ancienne.

Le seigneur qui avait obtenu cet hotnmage principal, s'appelait doninns eupilalis, le fief portait le nom de feudum ligium ; le vassal était hoino liqius:sa promesse, lominage Lige ; et le rapport établi, la ligéance.

Lorsque les œuerres privées eurent été défendues, et que la royauté eut assuré sa suprématie sur tons les seigneurs, il n'y eut plus que Île roi à qui on fit l'hommage lige.

Certaines tenures et certaines personnes étaient dispensées de l'hommage. Les femmes en étaient dispensées, lorsqu'elles acquéraient des fiefs, par exemple, par succession : elles ne devaient que la fidélité. Lorsqu'une femme était mariée, c'est le mari qui était tenu aux hommages en son lieu et place. Le mineur ne devait foi et hommage qu’à sa majorité. Dans le cas de tenure & parage, hommage était dû par l’ainé.

Il arrivait souvent que le roi tenait un fief d’un de ses sujets, dans ce cas il ne prêtait pas hommage, bien qu’il fût le vassal du seigneur qui était son sujet. Quant aux devoirs des fiefs, il les faisait remplir par eux, mais si le titulaire de ce fief était une église ou une abbaye, le roi faisait volontiers

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