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au parlement, celui-ci ajoutait cette formule: Du très exprès convmandement du roi.
Le droit de remontrances était très étroitement lié à celui d'enregistrement. Les parlements, avant de céder à l'ordre d'enregistrement, exposaient au roi les considérations qui les engageuient à s'opposer à l'ordonnance.
&. Pour vaincre la résistance des parlements, les rois tenaient souvent des lits de justice.
On appelait lit de justice, une séance solennelle du parlement où le roi siégeait sur plusieurs coussins, entouré des grands du royaume et des ducs et pairs. On fait remonter cet usage à Charles V qui, en 1369 tint une séance solennelle du Parlement pour juger le prince de Galles, duc de Guienne accusé de félonie.
Il y avait tout un cérémonial pour ces lits de justice. Le grand maître des cérémonies venait prévenir le parlement quand le roi était à la Sainte Chapelle, Aussitôt quatre présidents à mortier avec six conseillers laïques et deux conseillers clercs allaient le recevoir et le saluer au nom du parlement. Ils le conduisaient à la grand'chambre au son des trompettes et des tambours, et là le roi prenait place sous un dais. Aux pieds du roi, le grand chambellan : à droite, sur un tabouret, le grand écuyer portant au cou l'épée de parade du roi; à wauche, sur un banc au-dessous des pairs ecclésiastiques, les quatre capitaines des gardes du corps et le commandant des cent suisses ; plus bas, sur un petit degré le prévôt de Paris un bâton blanc à la main. Le chancelier était assis dans l'angle de la chambre où s'élevait le lit de justice. Il avait une chaise à bras couverte de tapis de velours violet semé de fleurs de lys, qui servait de drap de pieds au roi. Sur les hauts sièges à droite du roi prenaient place les princes du sang et les pairs laïques ; à gnuche, les pairs ecclésiastiques et les maréchaux de France venus avec le roi. Le banc ordinaire des présidents à mortier était occupé par le premier président et les présidents à mortier, en robe rouge et revêtus de leur
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Lorsque le roi était assis et couvert et que toute l'assemblée avait pris place, le roi ôtant et remettant son chapeau, donnait la parole au chancelier pour exposer l'objet de la séance. Le chancelier montait alors vers le roi, s'agenouilluit devant lui, et après avoir pris ses ordres, retournait à sa place, où assis et couvert il prononçait une harangue d'apparat. Son discours fini, le premier président et les présidents se levaient, mettaient un genou en terre devant le roi, et après qu'ils s'étaient relevés, le premier président, debout et découvert, ainsi que tous les présidents, prononçait un discours qui renfermait presque toujours l'éloge du roi. Le chancelier montait ensuite vers le roi, prenait ses ordres genou en terre, et revenu à sa place disait que la volonté du roi était qu'on donnât lecture des édits. Sur son ordre, le greffier les lisait. Le chancelier appelait ensuite les gens du roi pour qu'ils donnassent leurs conclusions. Le procureur général ou l’un des avocats géneraux prononçait alors un discours pour motiver des conclusions qui allaient toujours à l'enregistrement des édits. Cependant quelques avocats généraux, parmi lesquels on remarque Omer Talon, profitèrent de ces occasions solennelles pour adresser au souverain d’utiles remontrances.
Les harangues terminées, le chancelier recueillait les voix, mais seulement pour la forme. Il montait pour la troisième