‹ Les origines du féminisme contemporain; trois femmes de la Révolution; Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Rose LacombeChapitre 4 sur 69 · Idem , numéro ü · texte numérisé non relu

Idem , numéro ü

-3. Huitième mois, numéro 3.

Il donne un renseignement d’un autre ordre, fort curieux : « Les emportements et les fureurs dont elle accompagnait ses amours » — traduisez : ses jalousies, son despotisme ombrageux, orageux — contribuèrent aussi à écourter sa période de gloire galante, en éloignant des hommes que son esprit, sa vive et souple imagination eussent attirés ou retenus au déclin prématuré de sa « fraîcheur ». On trouve d’ailleurs ce vers dans l’épître de Gubières :

Comme ta voix jadis grondait les infidèles!

Le premier rêve d’Olympe de Gouges avait été d’être la Ninon de son siècle. Mais elle était née pour échouer dans tous ses desseins, à commencer par celui-là. Le souvenir de la grande séductrice l’inspirera du moins assez heureusement dans Molière chez Ninon , la meilleure de ses pièces de théâtre, ou plutôt la seule qui ne soit pas mauvaise.

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