‹ Les origines du féminisme contemporain; trois femmes de la Révolution; Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Rose LacombeChapitre 50 sur 69 · T. III, p · texte numérisé non relu

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ÎIIÉROlGNE DE MERICOÜRf

avec sa belle assurance ordinaire, la « horde » — « pêle-mêle confus d’hommes en haillons, de femmes et d’enfants » — qui suivait la « jeune et belle femme, vêtue en homme, un sabre à la main, un fusil sur l’épaule et assise sur un canon traîné par des ouvriers aux bras nus ». Pourquoi n’a-t-il pas ajouté, d’après les Souvenirs de la Terreur , qu’elle avait poussé à la roue du canon qui fut hissé au premier étage du château? et aussi, d’après le même ouvrage, qu’elle avait dit à Petion, quand il eut engagé la « populace » à se retirer : « Je croyais qu’on devait en finir aujourd’hui »? M. Marcellin Pellet fut plus hardi que Lamartine : la première des deux anecdotes lui parut admissible. Il avait d’abord répété l’assertion de Montjoye. Or on n’a pas plus le droit de se fier à Montjoye qu’à Duval ; et, si Théroigne, comme il est bien à supposer, prit part au mouvement du 20 juin, aucun document sérieux ne l’y fait voir.

C’est seulement le 10 août qu’elle apparaît dans le rôle de bacchante révolutionnaire, où la tradition royaliste la montre dès les journées d’octobre.

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