T. 1, p. 331, deuxième édition
4. « ... has a smart martial air, which in a man would not be disagreable. » T. I, p. 115.
a laissé sur cette folie une observation du plus poignant intérêt, représente l’ancienne héroïne « les cheveux châtains, les yeux grands et bleus, la physionomie mobile, la démarche vive, dégagée et même élégante. » {Des maladies mentales , 1838) h Et le vaudevilliste
Georges Duval, dans ses Souvenirs de la Terreur (1841-1842), fantaisies contre-révolutionnaires à la fois amusantes et irritantes, ne s’arrête un moment de calomnier 1’ « infâme Théroigne » que pour vanter sa « taille fine qu’on eût pu tenir dans les dix doigts » et, de sa tête, offrir ce crayon : « Si ses traits n’étaient pas tout à fait aussi réguliers que ceux de la Vénus de Praxitèle, en revanche elle avait un minois chiffonné, un air malin qui lui allait à ravir, un de ces nez retroussés qui changent la face des empires2». Or il n’est pas impossible que Georges Duval, né en 1772, ait vu la patriote , comme il l’affirme ; et l’amusante esquisse, bien qu’on y sente le faiseur littéraire, n’est point à écarter de parti pris.
Il y a, d’ailleurs, dans la presse royaliste de 1789 et 1790, des compliments qui, pour être ironiques, n’en sont pas moins précieux. Ainsi, en novembre 1789, dans les Actes des apôtres , Champcenetz s’amusait à conter que, le hasard lui ayant fait connaître Théroigne, « cette femme adorable » l’avait retenu auprès d’elle, surtout sans doute par « son ardent amour pour la liberté » et par « les grâces de son esprit », mais aussi par « les charmes de sa ligure ». Il l’appelle la « Muse de la démocratie »; ou plutôt, ajoute-t-il, « c’est Vénus donnant des leçons de droit public ». En 1790, le Rôdeur réuni au Chroniqueur secret de la Révo-