‹ Les Origines du GalvanismeChapitre 11 sur 41 · RE RE AU NON · texte numérisé non relu

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découvertes importantes, » Plus d’un contemporain pensait de même et à tort.

Bien avant Galvani, en 1767, Sulzer (a) dans un livre intitulé : Mouvelle théorie du plaisir (32) avait, sans s’en douter, observé un fait galvanique en cherchant à démontrer une théorie sur la cause des sensations.

Dans la troisième partie de son ouveage intitulée : Des plaisirs des sens, après avoir disserté sur «ce qui élève l'homme au-dessus de ses compagnons, les animaux, dans le-service de la nature », ilentreprend la recherche de l’origine et de la nature des plaisirs des sens «dont tonte sensation est causée parquelque mouvement des merfs de ces organes »..— « Tout le «monde doileconvenir,dit-il,que ce mouvement,en te «qui concerme l’ouiïe:et la vue, est dû à une infinité « d'impulsions de la matière qui se succèdentavecune «grande-rapidité, etipour les autres sens:il y a toute «apparence qu'ils sont-en eela analogues aux deux «principaux. Cette supposilion: paraît conlirmée par «nne expérience assez curieuse ; si on joint deux «pièces, l’une de plomb et l’autre d'argent, de sorte «que les deux bords fassent un même plan et qu'on «les rapproche sur la langue on en sentira un goût «assez rapprochant au goût du vitriol de fer ; au lieu «que chaque pièce à part ne donne aucune trace de

a. Sulzer (Jean-Georges), métaphysicien allemand, professeur de philosophie à l'Académie de Berlin, né le 16 octobre 1720 à Winterthur (canton de‘Zurich},;mort à Berlin le 25 février 1978.

STATS

« ce goût, Il n’est pas probable que par cette jonction « des deux métaux, il arrive quelque solution de l’un ou de l’autre et que les parties dissoutes s’insinuent

« dans la langue. Il faut donc conclure que la jonction « de ces mélaux opère dans l’un ou l’autre ou dans « tousles deux une vibration qui doit nécessairement « affecter les nerfs de la langue et y produit le goût « mentionné. » |

Ce fait était très connu de tous les physiciens au temps de Galvani : l’on savait que divers métaux appliqués sur la langue y excitaient une « certaine saveur semblable à celle du vitriol de Mars »,mais on ne l’interprétait pas du tout. Galvani connaissait le fait, mais comme nous le verrons plus loin, la façon dont il fit ses découvertes prouve bien qu'il ne lui servit point, ni dans ses travaux ni dans ses recherches.

Il est un autre physiologiste qui, vers le milieu du xvii® siècle, fit des expériences dont l'étude nous permet à juste titre de citer son nom comme celui du premier et du plus certain des prédécesseurs de Galvani, mieux que celui de Cottugno et avant celui de Sulzer.

C'est Swammerdam d'Amsterdam, Je n'ai trouvé mention de l'expérience que je vais rapporter que dans un opuscule de Duméril paru en 1840 (41). J'ai découvert cetopuscule, simple notice historique, grâce aux allusions qu'y fait Matteucci dans l’introduction historique de son Traité des phénomènes électro-physiologiques des animaux (1844) (35).

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