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les ovaires. Tout ce qu’il a vu est d’une exactitude scrupuleuse.
. Dans ce livre, Swammerdam consigne aussi les différentes expériences de physiologie qu'il fit pour étudier, entre autres choses, la contractilité musculaire. Il consacre un chapitre spécial, page 581, aux «expériences sur le mouvement musculaire de la grenouille: et qui peuvent s’apphquer sur le mouvementmuscultaire de l'homme et des antres animaux », Ib étudie la question très à fomd, expliquant l’importance des recherches sur le mouvement museulaire dont « la difficulté égale l'utilité », et, sans vouloir m'étendre sur: un sujet qui s’écarte un peu de la question, je crois intéressant de citer lé passage suivant où l'on voit énoncer par Swammerdam une des premières lois de physiologie:
« C’est un fait certain et fondamental que, pour « peu que l'on irrite un nerf dans les corps vivants, il «en résulte aussitôt un mouvement dans le musele «avec lequel communique ce nerf,et un mouvement « parfaitement semblable au mouvement musculaire « lorsqu'il: s'exécute naturellement. » Et il'donne comme exemple la: contraction du diaphragme:par l'irritation de ses merfs, chezun chïen « ouvert tout vif », avec une aiguille, du « feu »'ou:« des liquides àcres ».
« Cette expérience pouvant, ajoute-t-il, se répéter plusieurs fois sur le même sujet, pourvu néanmoins qu’on commence à irriter Les nerfs vers teur origine d'oùils prennent lenr cour:, le lo .g du péricarde, et
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€ en continuant de les irriter en s'éloignant par degrés « de leurs origines jusqu'à l'endroit où ils aboutissent au diaphragme. » Les études sur les contractions musculaires l'ayant amené à chercher à savoir si le muscle augmente de volume lorsqu'il entre en contraction, il imagina des dispositifs divers pour observer le phénomène, Il prenait un cœur de grenouille, l’enfermait dans un «syphon » de verre,;sorte de seringue dont une extrémité était fermée par un piston, où plan sur lequel il déposait le cœur, et dont l’autre élail terminée par un tube fort étroit rempli par une goutte d’eau. La goutte d’eau devait par des mouveinents de va-et-vient témoigner des changements de volume du cœur introduit tout palpitant dans le syphon (fig. IV).
Ayant voulu employer un muscle quelconque au lieu d'un cœur, voici comment lui-même raconte son expérience :
«Le syphon de verre (a) contient dans sa cavité le « muscle (b), le nerf qui tient à ce musele est passé € dans un anneau de fil d'argent sans y toucher par Caucun point. Le prolongement du fil d’argent (cc) € passe à son lour dans un anneau formé par un fil de € ler dont l'extrémité est soudée au piston en d':tout « cela étant ainsi préparé, il faut introduire la goutte € d’eau (e) dans le tube du syphon à l’aide d'un enton- «noir très mince et, prenant ensuite dans la ain « l'extrémité du fil d'argent (/) qu'on a fait passer «entre le piston et la surface interne du syphon,il faut € Lirer doucement ce fil jusqu'à ce qu’il irrite le nerf
un
« renfermé dans son anneau; alors on verra le muscle
« se contracter comme on a vu se contracter le cœur »
(pl. XXXIL, fig. V) ».
« Expérience,très délicate, ajoute-t-il ; en voici une « autre que j'ai trouvée d’une exécution plus facile: « Soit un syphon de verre (a) (pl. XXXH, fig. V1) « percé avec un diamant près de l’origine de £on pelit H. Chaufour 3
LESC: et
« tube en b; c'est par cette petite ouverture qu'il faut & faire passer le-nerf(c) du muscle misen expérience « dans le syphon,mais pour empêcher la pénétration « de l’air par cette petite ouverture, il faut boucher le « trou (b)avec de l'empois ou de la colle de poisson. »
Swammerdam ne dit pas de quelle matière est fait le piston sur lequel il dépose le muscle, mais puisque l'extrémité de l’anneau de fil defer dans lequel passe le fil d'argent lui est soudée, ce piston ne peut être qu'en métal, il est donc bon conducteur et le cireuit est complet.
Le piston constilue ce que Galvani appellera plus tard l’armature du musele (a), le fil d'argent constitue l’armature du nerfet lorsque Swammerdam amenait « doucement » l'argent au contact de l'anneau de fil de fer, il fermait le circuit: argent — fil de fer — piston. Il a bien soin de faire remarquer que le fil d'argent formait un étui au nerf qui n'était ainsi « ni blessé, ni comprimé », et il est bien évident que cet appareil, préparé dans le but de démontrer les changements de volume qui surviennent dans le
a. CL'armature est une substance qui, appliquée sur une partie incitable d'un animal, y met en mouvementle fluide galvanique, : en l'embrassant de quelque manière que ce soit. On dit alors que la partie est armée. Peu importe comment elle le soit, c'est-à-dire peu importe que l'armature soit en dessus, en dessous ou sur les côlés de la partie, pourvu qu'elle la touche exactement dans quelque point. On fait deux espèces d'armatures, relativement aux parties qu’elles touchent, savoir: celles des nerfs, et celle des muscles. Plusieurs auteurs ont donné à celles-ei lé nomd’ex-
« citateur » (définition donnée par P, Sue dans son Histoire du £alvanisme en 180%),