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muscle au moment de la contraction, réunissait parfaitement toutes les conditions requises pour que l'électricité galvanique puisse se manifester. Mais Swammerdam attribuait uniquement à la compression produite la traction sur le fil d'argent cette contraction du muscle qui était le résultat du contact ‘de deux métaux hétérogènes.
Ces expériences furent, ‘avec quelques autres, refaites par Swammerdam'en 1658 devant le grandduc de Toscane. Duméril'et Matteucci, lorsqu'ils les rapportent, les considèrent ‘aussi tous deux comme parfaitement identiques à eelle de Galvani ; mais ils ont soin ‘de faire remarquer, avec ‘raison, que la manière dont se fit la découverte du physicien de Bologne snffit à prouver:qu'ilignoraït entièrement les faïts que je viens de relater,
Les passages du iblia Naturæ que je viens de citer auraient, en effet, conduit Galvani, s’il les avait ‘connus, à faire d’autres travaux et lui ‘auraient permis d'interpréter d’une façon tout à fait différente es «premiers phénomènes qu'il observa lorsqu'il fit ses découvertes.
Avant determiner ce chapitre,je crois devoir rejeter
e-nom de Gardini (a) comme celui d’un précurseur de
Galvani. Gardini, dans un ivre sur l'influence de l'électricité atmosphérique-sur les‘ végétaux (42) rap- “porte (chap. VII) ‘en ces termes une expérience
a. Gardini (Francisco), né le 22 janvier 1740, mort en 1800, fit-ds travaux importants sur Pélectricité.
qu'il fit sur des lézards. « Les lézards, après qu’on « leur aôté la tête seremuent,se relèventetse liennent « sur leurs pieds ; ce qui arrive plus aisément et « devient plus divertissant— et r'es facilius contingit &et voluptatis plena est — si, après avoir placé le « lézard sur un carreau de vitre, on approche de son « col un corps assez électrique tandis que le doigt de « l'observateur est placé près dela queue. » Les détails sont assez peu précis pour avoir permis à certains auteurs de dire que cette expérience est très semblable aux expériences galvaniques. Évidemment, il y al'isolement de l’animal sur une plaque de verre, il y a l’esquisse de la chaîne galvanique dont un pôle constitué par le corps serait au cou et l’autre constitué par le doigt de l'observateur serait à la queue, provoquant ainsi une exaltation des mouvements dans les différentes parties du corps du lézard. Reinhold, par exemple, dans un aperçu historique sur le galvanisme (43) en 1795 fait allusion à ce récit de Gardini et l’apprécie en disant: QIl est plus probable que, si « cet auteur avait suivi les vues que lui indiquaient «ses observations, il aurait pu aisément découvrir les « effets du galvanisme. » Je ne le crois pas. Il s'agissait sans doute dans l’expérience en question d'électricité statique. Gardini dit en effet « si l’on approche le col du lézard d’un corps assez électrique...» Or, à cet époque, comme nous l'avons vu dans le chapitre premier, on ne connaissait pas d'autre électricité que l'électricité statique, par conséquent en approchant d'un corps électrique le lézard isolé sur une plaque
de verre on le charge d’électricité, et lorsque l’expérimentateur, qui n’est pas isolé, lui touche la queue avec son doigt, il provoque une décharge qui natu- rellement se traduit par & une exaltation des mouvements dans les différentes parties du corps du lézard ».
Cette explication me paraît plus vraisemblable et je rejette complètement l’idée d’un fait galvanique dans celte expérience.
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