‹ Les origines du Musée d'Ethnographie. Histoire et documents (volume 2)Chapitre 31 sur 99 · PROJET DE RAPPORT AU ROI · texte numérisé non relu

PROJET DE RAPPORT AU ROI

Sire, Le moyen le plus prompt et le plus sûr de hâter les progrès d'une étude est, sans contredit, la réunion des monumens et

1) Voyez plus haut pièce nt> XXIV, l'-e note.

2) Lisez Kingsborougti. (E. H.)

des documens épars qui la concernent ; car les forces de l'intellig-ence, comme les rayons lumineux, n'acquièrent toute leur énergie qu'en les concentrant dans un seul et même foyer. Telle est Torigine des musées, des cabinets, dans lesquels les particuliers et les gouvcrnemens, amis des sciences et des arts, se sont empressés en tout temps de rassembler les objets dont la réunion pouvait servir à constater, soit les mœurs, les usages, If's progrès ou la décadence de la civilisation d\m peuple, soit les procédés, les découvertes, les mouvemens progressifs ou rétrogrades d'une science ou d'un art quelconque, ou bien enfin l'ensemble des productions naturelles du globe, d'une contrée déterminée, ou de tel règne seulement.

C'est ainsi que chez les nations savantes de l'Europe et de l'Amérique les musées ou cabinets d'histoire naturelle, ceux où Ton a réuni un grand nombre d'antiquités ou de productions des arts, des suites de médailles, ont offert et offrent encore les ressources les plus variées et les plus fécondes pour les études propres à augmenter et à perfectionner nos connaissances.

Ce sont ces considérations. Sire, dont V. M. a apprécié tout le poids, qui ont déterminé la création d'un Musée égyptien, formé d'après ses ordres et sous ses auspices, lorsque V. M., voulant consacrer une découverte qui honore la France, désira fonder une école nouvelle, et faciliter aux nationaux et aux étrangers l'étude de la langue et des écritures de l'antique Egypte, d'après ses monumens mêmes.

Si l'utilité d'une collection de ce genre est évidente pour apprécier avec justesse l'état de la civilisation des anciens Egyptiens, leurs mœurs, leurs usages, leurs idées religieuses, leur degré d'instruction, leurs progrès dans les arts, et pour y rattacher avec quelque certitude l'origine de la plupart des pratiques sociales de l'Europe, il en est de même relativement aux monumens de toute nature qui peuvent nous mettre à portée de constater l'état des peuples non anciennement civilisés, et indigènes des Deux- Amériques, de l'Afrique, des Archipels de l'Asie et de rOcéanie, spécialement des îles de la mer du Sud, jusqu'au moment où la civilisation européenne a remplacé par ses propres

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usag-es leur physionomie primitive. Parmi tous ces peuples si difîérens par leur origine, leurs langues, leurs mœurs et leurs habitudes, les uns, peu visités par les étrang-ers, sont encore à l'état sauvage, d'autres ont acquis par eux-mêmes un certain degré de civilisation ; les Malais, les Mexicains et les Péruviens, qui étaient déjà parvenus, avant l'arrivée des Européens sur leur territoire, à un degré de culture et d'intelligence très-remarquable, ont perdu par la conquête leur manière d'être naturelle, comme les peuples sauvages qui ont subi le joug- des peuples civilisés. Les uns semblables, ou à peu près, à ce qu'ils furent toujours, n'ont point d'âge pour leurs monumens ; à l'égard des autres, on pourrait dire que leur époque antique est moderne comparativement aux anciens peuples de l'Orient : leur histoire semble n'avoir point eu de moyen âg-e ; les derniers enfin ont passé presque sans transition de leur état primitif aux exigences de la civilisation. Malgré ces différences notables, l'étude de leurs monumens doit conduire aux mêmes résultats ; c'est-à-dire à la connaissance exacte du degré du culture, des usages, des mœurs, des idées religieuses et de l'industrie de ces peuples, qui sont aussi des fractions de la race humaine, et l'on aperçoit dès-lors l'avantage réel que présenterait pour ce genre d'étude une réunion des monumens et des productions des arts et de l'industrie de ces mêmes peuples.

Les voyageurs de toutes les nations qui ont successivement exploré ces diverses parties de la terre nous ont, à la vérité, donné, pour la plupart, quelques notions plus ou moins étendues à cet égard ; mais toutes ces relations, fruit d'un examen rapide, pendant le court séjour, souvent environné de périls, que pouvait permettre un voyage de circumnavigation, sont bien loin de pouvoir satisfaire les vœux des savans. Sans doute il n'en est point ainsi pour les contrées habitées depuis long-temps par les Européens ; la colonisation des Archipels de l'Asie et celle des Deux-Amériques a procuré sur l'histoire de leurs peuples indigènes plus anciens et ayant une civilisation bien plus avancée que ceux de la mer du Sud ou de l'intérieur de l'Afrique, des données plus positives et bien plus étendues ; on connaît les

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savantes recherches sur les Péruviens et les Astèques, d'un illustre voyageur qui, quoique étranger à la France, l'a dotée si g'énéreusement de travaux importaas ; cependant les dévastations qui accompagnèrent les conquêtes, et le peu d'intérêt qu'à cette époque on accordait, en général, aux recherches scientifiques, ont fait perdre en grande partie les fruits qu'on aurait pu retirer des circonstances où se trouvèrent les premiers colons. Les monumens de l'ancienne civilisation des Péruviens et des Astèques sont très-rares en Europe et même en Amérique, à l'exception des constructions qui ont résisté aux ravages du temps et des hommes ; Ton est surpris du petit nombre de documens qui ont été réunis à leur sujet, et de Tincertitude qui accompagne encore les questions les plus importantes concernant Thistoire et l'origine de ces nations.

Les recherches dont il s'agit, Sire, et qui pourraient paraître à des esprits peu attentifs plus curieuses qu'utiles, sont en effet d'une haute importance pour résoudre des questions d'un grand intérêt et qui tiennent d'une part à l'histoire du genre humain en général, et de l'autre à l'origine, aux migrations, au développement successif de la population des Archipels de l'Asie, de i'Océanie, de l'Afrique et des Deux-Amériques, et par conséquent aux considérations géographiques les plus curieuses et les plus importantes. Les caractères physiques de leurs hahitans et l'étude comparée des langues qu'on y parle ont été jusqu'ici presque seuls employés comme élémens propres à résoudre ces grandes questions ; mais l'étude des monumens qui constatent les usages, les croyances, l'état des arts, offre aussi beaucoup d'utiles moyens pour chercher à reconnaître, ou une communauté d'origine ou une filiation non équivoque, et pour fonder toutes les autres considérations sur lesquelles on peut appuyer la solution des questions que la science s'est proposées ; l'on peut même attendre de cette étude la confirmation des indications premières qui ont été recueillies et des lumières nouvelles pour résoudre complètement ces mêmes questions.

Mais, si l'on veut faire servir les monumens des peuples qui nous oceupent^^à la solution de ces importans problèmes, il faut

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se hâter de les arracher à une destruction totale et trop certaine ; et en effet, les discordes intestines et les guerres continuelles entre les peuplades qui habitent l'Afrique et les îles de la mer du vSud, et entre les princes malais des Archipels de l'Asie ; la domination des étrangers, les progrès de la civilisation par l'introduction du christianisme et des goûts et des jouissances de l'Europe, font journellement disparaître, comme autrefois au Mexique et au Pérou, les traces de l'existence passée et du culte de ces peuples. On s'aperçoit déjà, sur les lieux mêmes, de la rareté progressive des monumens, et l'on peut en prédire la disparition totale avant un quart de siècle, du moins pour les contrées qui ne sont pas de l'intérieur de l'Afrique, oii l'influence européenne a eu jusqu'ici si peu d'empire. Déjà les navigateurs qui, dans ces derniers temps, ont abordé aux îles de la Société et aux îles Sandwich, n'ont pu y reconnaître les peuples dont Cook et Bougainville ont donné des descriptions si renommées. Les Missionnaires anglicans ont entièrement changé les mœurs et les habitudes de leurs habitans, et dans ces îles, comme dans beaucoup d'autres, les usages signalés par les premiers voyageurs ont disparu entièrement ; en sorte qu'on est embarrassé aujourd'hui pour reconnaître certains objets dont ils parlent dans leur relation.

Il paraît donc urgent, Sire, de rassembler tous les monumens des peuples dont il s'agit, et que l'on pourra désormais se procurer, et de les réunir dans un dépôt où ils seront classés dans un ordre méthodique et propre à éclairer par leur étude comparée les grandes questions à la solution desquelles ils se rattachent. Presque tous ceux de ces monumens qui ont été portés en France, souvent en très-grand nombre, pour certains d'entre eux, depuis les premiers voyages autour du monde, ont été disséminés et sont perdus pour la science, faute d'un dépôt semblable destiné à les réunir. Les marins en apportent journellement, qui éprouvent le même sort. Ne les considérant que comme de simples objets de curiosité, les établissemens publics ont presque toujours dédaigné de les recueillir. A la vérité, on a eu depuis quelques années, dans les divers ports militaires du

royaume. Sire, l'heureuse idée de former, de ces monumens, des collections qui se sont accrues par les dons volontaires des officiers de votre Marine royale ; dans toutes les occasions le zèle éclairé de ces officiers saisit les moyens d'être utile aux progrès des sciences, et par là ces monumens ont échappé à leur dissémination, et enfin à la perte inévitable qui en eût été la suite. Les deux plus brillantes expéditions autour du monde qui aient été faites dans ces derniers temps, sous les auspices et par les ordres de feu S. M. Louis XYIII, furent très riches en résultats de ce genre ; mais presque tout ce qu'avaient rapporté les officiers qui les composaient a été malheureusement disséminé, ces officiers n'ayant trouvé aucun dépôt destiné à le recueillir. Toutefois, il existe à Paris et dans l'intérieur du royaume une assez grande quantité de ces monumens qui, dans leur isolement ont peu d'intérêt, mais qui, par leur réunion, acquerraient beaucoup de prix; et nul doute, Sire, que si V. M. daigne ordonner la création d'une collection spéciale pour tous produits de l'industrie et des arts des peuples indigènes de TAfrique, des Archipels de l'Asie, de FOcéanie et des Deux-Amériques, le zèle d'une foule de voyageurs, de savans, de quelques particuliers et de tous les marias de votre Marine royale ou de la marine marchande ne les porte à enrichir successivement cet établissement royal d'une quantité de monumens précieux déjà recueillis, ou que leur désir d'accroître ces richesses leur fera rechercher dans leurs voyages de long cours. Déjà des dons de cette nature ont été offerts par divers officiers de marine et par quelques hommes zélés pour la science, dont je m'empresserai de mettre les tioms sous les yeux de Y. M., si elle daigne m'y autoriser; quelques monumens de cette espèce existent ici depuis long-temps dans des élablissemens publics, où ils ont été relégués dans des magasins parce qu'ils ne sont pas en harmonie avec le but spécial de ces établissemens ; dès que l'on saura qu'il existe un point central do réunion pour ces monumens, il est dans la nature des choses que bien des objets isolés soient déposés dans la nouvelle collection, qui pourra ainsi, en peu d'années, être assez riche pour remplir son utile destination.

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La création de ce Musée, Sire^ sera une nouvelle preuve de la sollicitude de V. M. pour les sciences géographiques et historiques, honorées d'une constante protection par les illustres prédécesseurs de V. M., et dont elle-même a donné un si éclatant témoignage par les importans monumens dont sa munificence a doté, l'année dernière, le Musée du Louvre. En ouvrant ainsi, dans la capitale de ses États, aux nationaux et aux étrangers un nouveau champ d'observations et d'études, pour lequel on n'avait point jusqu'ici les ressources nécessaires, V. M. assurera des résultats qui ne peuvent manquer d'avoir le plus haut intérêt pour l'histoire du genre humain, en général, et pour toutes les sciences qui sont l'objet des plus utiles études.

La collection que j'ai l'honneur de proposer à V. M. de former, compléterait ainsi la série des monumens des différens peuples dans son Musée royal du Louvre, et sur lesquels s'appuient les recherches historiques auxquelles ces monumens peuvent servir de base.

Pour mettre cette nouvelle fondation en harmonie avec l'organisation actuelle du Musée royal du Louvre, il suffira que V. M. daigne considérer : 1" que la première section du Musée se compose des monumens antiques ou du moyen-âge, provenant de tous les peuples de l'Europe, surtout des monumens grecs et romains ; 2° que la seconde section renferme les monumens égyptiens et orientaux de toute origine, dans lesquels sont compris les monumens phéniciens et carthaginois et ceux de tous les peuples de l'Asie ^ Les monumens de ces derniers peuples ne peuvent se séparer selon l'ordre des temps, malgré l'antique civilisation de la plupart des nations asiatiques, à cause de l'immutabilité de leurs doctrines et de leurs habitudes, ni selon leurs

1) Au sujet de celte classification basée sur les convenances historiques, et qui, du reste, n'aurait pas rompu l'ordonnance géographique, ni les divisions subordonnées de celle-ci, d'après la nature des monumens, nous croyons devoir rapporter le billet ci-joint, de M. de Humboldt, qui m'avait permis de recourir à ses lumières.

« C'est une belle et noble entreprise que de faire, comme vous le dites, l'histoire du genre hunaaia par les monumens. L'exécution de ce projet est bien digne d'un ministre qui encourage aussi généreusement les arts et l'érudition,

divisions géographiques, à cause des rapports que présentent tous les monumens des peuples de cette vaste contrée, depuis la Perse jusqu'au Japon. Il convenait donc de rallier dans la même section tous les monumens de TAsie et ceux des nations de l'Afrique qui ont joué un rôle dans l'antiquité. La troisième section projetée comprendrait tous les monumens des peuples de l'Afrique chez lesquels la civilisation europénne n'a point encore pénétré ; ceux de tous les Archipels de l'Asie (malgré les traces d'une sorte do civilisation assez ancienne, et du culte do Bouddha chez les peuples malais de quelques-unes de ces îles, dont les moQumens ont par là des rapports avec ceux de l'Inde ; mais afin de conserver une division géographique , qui , sous les points de vue généraux, est plus convenable), des îles de la mer du Sud et des Deux-Amériques.

Pour la plupart de ces peuples modernes, on trouve plutôt des témoignages de leurs habitudes physiques que de leurs opinions sociales ; leurs monumens formeraient le dernier chaînon du Musée, qui présenterait ainsi dans un vaste ensemble le tableau méthodique des travaux intellectuels des peuples les plus célèbres, antérieurs à la civilisation moderne, et celui des premiers essais des peuplades qui n'ont pas encore ressenti ses bienfaits : ce serait l'histoire entière du genre humain par les monumens.

Le projet d'ordonnance qui suit ce rapport réalise toutes ces vues : je les soumets respectueusement à l'approbation de V. M.

Note additionnelle.

Cette note était imprimée lorsque M. Jomard a bien voulu m'adresser un exemplaire d'un écrit publié sous le titre de Considérations sur l'objet et les avantages d'une Collection spc-

que d'autres minisires semblent apporter de soin à les élouITer. Je ne querellerai pas sur la division en 3 sections, dont la 2" me paraît renfermer de.s objets un peu hétérogènes. Les Égyptiens, les Assyriens et les Perses ; les embranchemens de la religion de Brahma et du Bouddhisme ; les Chinois et les Japonais, me paraissent former des groupes bien distincts ; mais ces divisions peuvent toujours se faire dans la suite », etc.

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ciale consacrée aux cartes géofjraphiques et aux diverses branches de la géographie. Cet écrit, qui iiï était inconnu, a été distribué à un très petit nombre d'exemplaires, et j'ignore s'il vient de paraître ou s'il est publié depuis quelques mois. Il m'explique d'ailleurs le nouveau projet d'uu Musée ethnographique près la Bibliothèque du Roi, et c'est seulement sous ce point de vue que je m'en occuperai ici.

M. Jomard, cherchant comment la Collection des cartes peut atteindre son plus haut degré d'intérêt et d'utilité scientifique, arrive à cette conclusion, qu'il faut y réunir : i^ tous les produits des arts et de ^industrie des peuples sauvages ; 2 ' les représentations topographiques en reliefs dont il forme une division sous le nom ôi'Hypsologie ; 3" les cartes hypsographiques et les cartes en relief.

Il est évident que la Collection des cartes géographiques ayant pour objet de réunir les diverses représentations graphiques de la surface terrestre et de toutes ses parties, on peut, on doit y réunir les cartes, les plans ou les globes qui, par des procédés divers, sont également destinés à reproduire tout ou partie de la configuration et des détails de cette même surface. Ce sont des choses de même nature, qui ont un but semblable, et il ne peut, il ne doit point en être autrement. Mais il n'en est plus de même pour les monumens qui doivent composer le Musée ethnographique; ces monumens appartiennent à l'histoire des arts, de l'industrie et de la civilisation des peuples; ce sont, en un mot, des monutnens historiques.

Il est incontestable qu'ils peuvent, dans bien des cas, être utiles aux connaissances géographiques, qui trouvent dans leur étude des secours efficaces ; mais il en est ainsi des médailles qui nous ont fait connaître quelques municipimn dont Ptolémée et Pline n'ont pas fait mention; des inscriptions qui constatent l'existence de peuples dont les livres des anciens ne parlent pas et d'une foule de monumens grecs^ romains, étrusques, qui nous font seuls connaître certains usages des peuples qui nous ont devancés dans l'ordre des temps. Le dépôt des caries géographiques pourrait-il aussi revendiquer les médailles, les inscriptions,

les monumens antiques, par suite de ces lumières que leur empruntent les connaissances géographiques? Les produits directs du sol^ les végétaux et les animaux, dont les espèces les plus marquantes caractérisent les diverses parties de la surface terrestre auraient plus de droit à être considérés comme élémens de la géographie physique du globe, et comme tels, réclamés pour faire partie du dépôt géographique. Le Musée tout entier du Louvre et le Muséum du Jardin du Roi devraient ainsi se réunir à la conservation des cartes géographiques. Ce serait alors un Musée encyclopédique ; il suffit d'exposer les conséquences rigoureuses du raisonnement qu'établit M. Jomard pour qu'il en reconnaisse lui-même le peu de fondement. Toutes les sciences, tous les arts, comme tous les Musées qui leur sont consacrés, se prêtent un mutuel secours, mais la spécialité d'étude et de destination peut seule produire cet heureux résultat : si tout était confondu il n'y aurait de lumière nulle part.

M. Jomard a, du reste, oublié, dans sa brochure, de faire la plus petite mention du Musée ethnographique dont l'établissement au Louvre a été décidé et des collections qui s'y trouvent déjà, réunies en conformité de cette décision.

P.-S. — On nous assure que le Conservatoire (la réunion des conservateurs) de la Bibliothèque royale s'est formellement prononcé contre l'adjonction à cet établissement d'un Musée qui est tout à fait étranger à sa destination spéciale.

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