L. J. Hooke . . avril 1778 — 19 mai
L*abJ3é Hooke^ ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé^ fut remplacé en mai 1794 parTabbé Leblond* qui, depuis vingt ans, exerçait les fonctions de sous-bibliothécaire. Hais Tabbé Leblond fut nommé par le directoire du département de Paris; le collège des Quatre- Nations, en fait, n'existait donc plus.
Le traitement du bibliothécaire varia de douze cents à dix-huit cents livres. Il était, à cet égard ,
1. Consulter : A. Barbier, Examen critique et complément des dictionnaires historiques^ i, 1, p. 454. — Baillj, Notice historique sur les bibliothèques anciennes et modernes f p. 119. — Petit Radely Recherches sur les bibliothèques anciennes et modernes^ p. 309. — Hooke, Requête au Roi, 1791, iii-4* de 12 p. — Ceard, Mémoire à consulter et consultation pour le siew Ceardj citoyen actif, garde national^ et Vun des gardes de la bibliothèque Mazarine, 1791, in-4o de 12 p. Ces deux dernières pièces sont extrêmement rares , elles existent à la Bibliothèque impériale.
placé sur le même pied que le procureur. Celui-ci était chargé de tout ce qui concernait Tadminish tration matérielle du collège : le réfectoire et la lingerie, les traités avec les fournisseurs, l'entretien des bâtiments, étaient exclusivement de son domaine, et il présentait chaque année aux inspecteurs un compte détaillé des recettes et des dépenses de rétablissement. Tous ces comptes rendus sont aujourd'hui conservés aux Archives de l'Empire, et c'est grâce à^ux que nous avons pu retrouver l'histoire et l'organisation du collège des Quatre-Nations.
L'emploi de procureur était un premier pas pour parvenir au grade de grand-maltre : aussi , deux noms portés déjà sur la liste de ceux-ci vont-ils se retrouver ici :
Charles Tharel d'AUo 1688—1702
Jean Rabouyn 1702—1712
Jean-Robert Golier 1712—1718
Nicolas Varnier 1718-4722
Barthélémy de la Fleutrie .... 1722—1750
Ambroise Riballier . . • 1761—1765
E. Clément-Chrétien Bruget . . . 1766—1785
André Raulin 1786— i789
Brion . 1790—1791
Après le procureur, se place le sous-principal. Il avait dans ses attributions la surveillance directe des élèves ; de là le noni de chien de cour, sous le-
quel il était souvent désigné. Sévère maintien de la discipline^ il remettait chaque soir au grandmattre un rapport sur la conduite des écoliers pendant la journée.
Le sous-bibliothécaire surveillait le service public de la bibliothèque^ et avait la haute main sur les deux gardiens chargés de donner les livres. Le titre de docteur de Sorbonne n'était pas exigé pour remplir ces fonctions ; aussi^ comme on va le voir^ aucun sous-bibliothécaire n'a-t-il obtenu le grade supérieur :
D. Baillet 4688-1692
Pierre de Francastel 4692—4733
Marie- Antoine de la Forgue. . . . 4733—1767
Berthier 4767—4768
Mole 4768—1770
G.-M. Leblond 4770—4794
Venaient enfin dix professeurs ou régents , le chapelain^ les sous- maîtres et les différents domestiques. Voici au reste^ quel était^ en 4789^ le personnel du collège avec le traitement attribué à chaque fonction :
Bruget^ grand-maître 2,000 liv.
HooKE, bibliothécaire 4,800
Raulin^ procureur • . . 4 ,800
Forestier, sous-principal 800
Hacchegornb, professeur de philo-
Sophie 1,000 liv.
Brion^ ^^ professeur de philosophie. 1,000 Chauveau, professeur de mathématiques 600
Geoffroy, professeur de rhétorique. 1 ,1 00 Charbonnet, ^^ professeur de rhétorique 1,100
Hennebert, professeur de seconde. . 900
Fremois, professeur de troisième. . 700
Daire, professeur de quatrième . . 700
PoTET, professeur de cinquième. . . 700
Labour, professeur de sixième. . . 700
Leblond, sous-bibliothécaire .... 700
Daire, chapelain 400
BsTEL y sous-maitre 600
Daire, sous-maitre 600
Hauquet, sous-maître 600
Vagquerie, sous-maître 600
Hanet, agent du collège 400
Cornet, officier 360
Dreidc, chef de cuisine 360
Ceard, gardien de la bibliothèque. . 300
Aherne, ^* gardien de la bibliothèque 300
LocQUET, sacristain 100
Mainferme, aide de cumne ^ .... 150
Cazin , pora'er 150
PiÉDALUE, portier 150
I. Sur le compte de 1793, les différents domestiques sont qualifiés hommes de confiance.
L'Épine, garçon de salle 150 liv.
Brisset^ garçon de salle, ..'.... 150
Thuillier, garçon de corridor., . . 200
Tripot, garçon de corridor 200
Mathon, garçon de corridor .... 200
Chrétien, garçon de corridor . . . 200
DuGUET, jardinier 250
Chevallier, frotteur de la bibliothèque, et correcteur 150
Toussel, laveur 100
MoNiER, récureur 75 *
Dans le petit État qui nous occupe, les gouvernants étaient plus nombreux que lesadministrés. Aux termes de la fondation, le nombre des élèves devait être de soixante '; sous prétexte de la dureté des temps, ce chiffre fut limité à trente. Tous devaient, nous l'avons vu, être originaires d'une des quatre provinces réunies à la France par les traités de Munster et des Pyrénées '. Cependant les lettres patentes de 1688^ statuèrent que si ces provinces ne foifr^^^ient pas un nombre sufflsant d'écoliers, on pourrait en choisir dans toute autre partie de la France. Plus tard, des lettres patentes du 30 mars
1. Compte que rend messire André HauZtn, etc. Archives de l'Empire. H, 2842.