‹ Les origines du pangermanisme (1800-1888);Chapitre 20 sur 98 · PREFACE XLVII · texte numérisé non relu

PREFACE XLVII

salions aux prises. De même la moralité vraie se reconnaît par la victoire. Les titres de l'héritage silésien de Frédéric II étaient peut-être juridiquement contestables. Peu importaient ces titres dès qu'il s'agissait de l'équilibre européen. Il n'y avait pas d'usurpation à assurer l'inlluence durable au seul Etat vivant qu'il y eût en Allemagne. C'est responsabilité grave que de commettre une telle félonie? L'audace des décisions qui engagent de telles responsabilités fait reconnaître les monarques vrais et les chefs dignes de conduire les peuples. La Prusse a eu de tels rois et de tels hommes d'Etat. Pas plus à l'avenir que dans le passé elle ne se laissera intimider par « les criailleries des petits Etats ». Elle ne se laissera pas détourner de ravir aux grands Etals, ses voisins, des provinces fertiles et riches en hommes robustes, comme était l'Alsace, quand on la prit à la France. Enfin, si un destin ennemi venait à hâter l'heure où la monarchie austro-hongroise serait désagrégée, il faudrait que l'Empire allemand fût prêt à sauver le germanisme du Danube, c'est-àdire à incorporer militairement les provinces allemandes de l'Autriche. En ce sens, on peut affirmer que la méthode prussienne est l'instrument de toutes les tâches, sans en excepter le pangermanisme.

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