‹ Les origines du pangermanisme (1800-1888);Chapitre 34 sur 98 · LE PÉRIL AUTRICHIEN · texte numérisé non relu

LE PÉRIL AUTRICHIEN

Pendant de longs siècles l'Autriche avait réussi à contenir et à diriger les aspirations des nombreuses races et des lambeaux de peuples qui se partagent son sol. En dépit des difficultés que suscitait la grande diversité de langues, de mœurs, d'habitudes et de lois, cet ordre avait été assez bien réalisé par un gouvernement tyrannique et absolu en quelques endroits, mais le plus souvent dénué de toute forme et de toute tendance générale. (]e furent alors 1848 et 184»), les années de touriiuMites; après divers essais infructueux, les soldats furent chargés d'assurer l'établissement d'une constitution nouvelle et iléfinitive, et ce fut le règne de l'autorité militaire dans toute sa brutalité et dans toute son intransigeance : fusion «les éléments les [)lus divei'S, pétrissage d une pAle telle que ne l'eût pas désapprouvé l'antique Mi'ih'c et tl'où l'Autriche devait sortir rajeunie et vivifiée. Lorsque rappelé à cet ell'et du champ de bataille, le téméraire Schwarzenbcrg eut réalisé dans sa patrie? cette refonte générale, il risejua .ses regards vers le nord et le norduueHt, el l'iilée lui vint (ju'il ne serait pas si mal de faire entriM* dans la [»iU<> tous les jieuples établis entre la Baltique, la mer du Nurd, le Hliiii et la Vistule cl de ciéer, par l'adjonction do ces braves Allemands, 1111 nouvel

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Etat, du genre persan ou chinois, un « Empire du Milieu » des temps à venir. Ce qu'il venait d'accomplir pour l'Autriche avec une extraordinaire fermeté, il résolut de l'essayer aussi en Allemagne, et il pensait sans doute que la tâche rendue si dillicile par l'entêtement farouche des Magyars et des Slaves, serait grandement facilitée par la mollesse et la malléabilité du peuple allemand.

Comment ! l'Autriche espère trouver en nous cette faiblesse sans recours, ce complet oubli des sentiments de l'honneur, elle veut nous unir aux plus diverses et aux plus barbares des races étrangères; cette proposition, elle ose la faire au moment où tout ce qu'il y a de noble en nous ne rêve qu'unité, puis.sance et rétablissement de la force et de l'honneur allemands, et il n'y aurait pas là de quoi réveiller notre juste colère, de quoi arracher des étincelles au cœur le plus indifl'érent !

Pro populo germanico, jSo.

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