‹ Les origines du pangermanisme (1800-1888);Chapitre 48 sur 98 · FRIEDRICH LIST II · texte numérisé non relu

FRIEDRICH LIST II

Russie réunies n'est-ii pas plus grand eneore? Ne serait-il pas possil>le d'y l'aire face par une alliance avec l'Angleterre? I^ist s'edorce de démontrer quo les deux nations en tireraient des avantages : polilicjues pour l'Angleterre, économiques pour l'Allemagne. Grâce à ce système d'ailleurs, l'Angleterre elle-même se laissera infiltrer peu à peu par l'Allemagne. En 1845, il va à Londres pour négocier cette alliance et envoie aux gouvernements anglais et prussien sa brochure : Valeur et conditions de l'alliance anglo-allemande. Tous ses ellbrts échouent; découragé et malade, il se suicide en 1846.

On peut dire que toutes les idées de List, unité de l'Allemagne, développement des chemins de fer, politique douanière nationale, ont été réalisées. Son œuvre est, de plus, une mine où les pangermanistes ont puisé largement. Us y ont trouvé une méthode d'investigation scientifique et liistorique, un système politique qui ne tient aucun compte des droits des autres nations, un programme d'extension coloniale avec l'idée de la supériorité de la race germanique. Son inllnence et son retentissement moral ont été très grands.

'< List avait touché, dit l'économiste Rau, une corde qui devait vibrer puissammenl à travers toute l'Allemagne. »

Les passages cités sont empruntés, pour \e Système national d'économie politique, à l'édition de Th. Eheberg, i883, et pour les autres écrits aux Gesammelte Schriften. Ed. L. llaeusser, i85o.

M. Chrétien.

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