I l-'^ ANNKXIONS Nl-^CKSSAIRES A LA SÉCURITÉ
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A la vrillf (Ir la jfiirrrr i\v Oriiucf, Paul <lr Lai^aidc |)i(Hioni,a un «lÎKcours dauH I('(|U<'1 iliii(li(|uait lus prollts <|uc l'AlhMiiaKixulluU punvoir n-tircr de «-c ronilit (iHri!{j. Kn voici <jiicl<|urs cxtrsilN :
Il s'ensuit que l'Allemagne doit s'cU'orcer d'acquérir des fruntiùrcH qui, uu point de vue stratégie] ue, soient
PAUL DE LAGAUDE ül^l
solides, c'est-à-dire des frontières qui, formées par des montagnes ou des obstacles équivalents, s'étendraient autant que possible en ligne droite.
Par conséquent, à l'est, la Pologne russe, y compris le [Kiys qui, au delà de la Vistule, va jusqu'aux marais de Pinsk ; à l'ouest, l'Alsace et toute la Lorraine située à droite de l'Argonne devront un jour faire retour à l'Allemagne.
Si l'honneur national, outre les raisons d'ordre militaire, commande cette dernière annexion, la sécurité de l'Allemagne exige absolument la première. De plus, la llussie, maîtresse en Pologne, craignant avec raison de voir ce pays se germaniser, restreint et gène tant qu'elle [)eut les relations de l'Allemagne avec la Pologne, de sorte que la Prusse orientale et la Prusse occidentale restent sans commerce appréciable et, par conséquent, sans routes commerciales. Ces provinces sont donc vouées à dépérir lentement, si cet état de choses ne se modifie pas bientôt, car Dantzig, Elbing, Königsberg n'ont d'autre signification que celle de servir d'entrepôts au commerce d'exportation et d'importation que fait la Pologne, et non pas à celui que fait la Prusse.
L'Allemagne ne doit consulter que ses intérêts dans la crise qui va s'ouvrir.
'J. LA (Il EKUE DE CRIMEE
Il ne s'agit, dans cette lutte, d'intérêts vitaux jiour aucun des trois intéressés, et c'est pourquoi l'Allemagne, quels que puissent être par ailleurs ses sentiments, a parfit i te ment le droit de choisir dans cette affaire une position qui réponde à son avantage particulier. C'est ainsi que cela se pratique dans les guerres, où il s'agit tou-
a42 LES ORIGINES DU PANGERMANISME
jours , hormis le cas de légitime défense , de profits à conquérir.
Il n'est pas besoin de faire la guerre pour une idée, car les idées font leur chemin dans le monde sans le secours de la poudrte et du plomb...
... Je le répète, la guerre ne sera pas par elle - même une guerre sérieuse, mais il est de l'intérêt de l'Allemagne de la rendre telle, afin d'obtenir de la France l'Alsace avec un honnête morceau de la Lorraine allemande ; du Danemark et de l'Angleterre le Sleswig-Holstein ; de la Russie la Pologne, comme tribut de gratitude pour l'aide avantageuse que nous lui aurons fournie.
8. L.V CO.NSTITUTION d'uNK EUROPE CENTRALE ET LA MISSION DES PRINCES ALLEMANDS
Si nous en étions arrivés au point d'avoir rétabli les fi*ontières naturelles de l'Allemagne, c'est-à-dire d'avoir délimité l'Eui^ope centrale de telle façon que ceux qui l'habitent ])uissent y vivre et s'y tléfeutlrc, on pourrait exiger des jirinces qu'ils enlrei»ri.ssent une nouvello distribution de leurs devoirs, ou, j)Our mieux dire, on i>ouirait exiger d'eux de se mettre une bonne fois à l'accomplissement de véritables devoirs.
L'Allemagne, au sens étroit du mot, a Irop de |»rinceis et l'Autriche trop de peuples. Il peut être utile aux deux partis de (réder les secon«ls aux ])remiers. (^)ue l'.Vulrii'he cl la Prusse se niellent d'aerord, ri les iiiU'ressés voiuprcndrunt bien qu'ils ne perdront rien à cet échange. Un prince myal de liidiênie, en eilet, se trouveiii toul de môme, en lin de coinple, dans une situation nudlleure ({tie colliHluduc un Tel ou un Tel, avec ses eenl soixante-huit honimes et demi de Iruupos fédérales, dont il ne peul pas
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plus faire un instrument de politique autonome, que son chef de famille ne pourra employer, sous le nouveau régime, ses soldats bohémiens à une telle politique.
Über die gegenwärtigen Aufgaben der deutschen Politik, i853, dans Deutsche Schriften, p. 3i sq.