‹ Les origines du pangermanisme (1800-1888);Chapitre 83 sur 98 · IJC DANGER FRANÇAIS · texte numérisé non relu

IJC DANGER FRANÇAIS

Le fait que les Français ont conservé avci- IJclforl une porte par on ils peuvent faire irru])lion en Allemagne est d'une importance un peu moins grande que le tracé désavantageux de notre frontière de l'est. Ktant donné le peu de <onfian{'e<|ue mérite la neutralité hclgc — la iieutralilc du Luxembourg n'est assurée «pic pai* l'AUeiMagne vUvmême, — il nous faut, afin de mettre à l'abri notre Marche de l'ouest, presepn« absoltiincnl la possession du Luxcinhourg, et absolument celle de Hclf'ort. Il ne faut pas que nous laÏHsionH la crête îles nionlagiics à noln^ turbulente voisine, et de plus, il* nous faut tenir tous les points où la ligne «le créle i-st inlerroiii|)ue. L'AlliMuagne n'a pas le moindre inlén'l a réclaiiier [lar exemjde la l'ranelie- ComU* uu bien lu partie do la liorraine française ([ui longe

la rive droite de la Meuse, bien que, d'après les vieux l)arehemins, les limites du Saint-Empire romain germanique fussent formées par la Meuse moyenne et les hauteurs à l'ouest de la Saône. Mais nous ne voulons pas être un Saint-Empire romain germanique, nous voulons être un Empire germanique tout court, et dédaignons l'héritage de Maximilien avec autant d'énergie que celui de Charlemagne.

Mais nous avons un droit : c'est celui de veiller à notre sûreté, et cette sûreté ne sera matériellement absolue que par la possession de Belfort. Il ne se trouvera personne en Souabe qui n'eût senti le danger à l'approche de Bourbaki. Ce danger, le traité de Francfort l'a laissé subsister, alîn, je suppose, de tenir prêt un morceau de territoire qui, après une nouvelle lutte, pourrait être réclamé à la France en plus de Nice, de la Savoie et de la Corse.

Ibid., p. loi.

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