PUISSANCE S.\NS CONTRÔLE DE LX PRUSSE
Pour que l'ancienne Confédération germanique pût vivre, il aurait fallu considérer la question au point de vue de la politique dite extérieure. La condition première eût été que l'Autriche et la Prusse unissent leurs efforts, prenant cette confédération comme centre de leur ^»olilique, ce qui aurait eu pour le développement même de celle-ci les plus grandes conséquences, ('ela eût redonné (juelque mouvement à cette masse inerte ; on m'accordera que la torpeur a été pour beaucoup dans la fin de l'ancienne Confédération. Mais au lieu d'envisager ainsi la question, on crut n'avoir à faire qu'à un problème constitutionnel, dont la solution serait la suivante : la Confédération devrait se transformer en un Etat fédé-
ratif Ce dernier était irréalisable ; il est devenu
matériellement impossible depuis la séparation de l'Autriche, car il ne peut plus, depuis lors, exister un pouvoir central pour exercer une autorité véritable sur tous les membres de la Confédération, à commencer par la Prusse. Cependant il était nécessaire de constituer un Etat fédératif. On confia donc le pouvoir central à la Prusse ; elle cessa malheureusement ainsi d'être une puissance centrale. En elVet, tandis qu'elle rejn'ésente les deux tiers du i)ays, et qu'il faudrait par conséquent la