RÉSULTATS DE LA DESTRUCTION DES MONASTÈRES
Baie', s'est plaint amèrement de la barbarie des successeurs des moines :
« Ils réservaient les manuscrits rares, les livres précieux et ornés d'enluminures, quelques-uns à leur amusement, d'autres à polir leur chandelier, d'autres à nettoyer leurs bottes. Ils en vendirent une partie aux épiciers et aux marchands de savon ; ils en envoyèrent au delà de la mer, aux relieurs, non par petits paquets, mais parfois par pleins bateaux. Oui, les universités ont été pillées entièrement de cette manière détestable. Mais maudit soit le rustre qui a cherché à s'enrichir d'un gain si impie et qui a si profondément disqualifié sa patrie. Je connais un marchand, que je ne veux pas nommer pour l'instant, qui acheta le contenu de deux belles bibliothèques pour 40 shillings l'une. C'est une honte d'en parler. Il l'a employé depuis dix ans au lieu de papier gris et cependant, il en reste encore assez pour dix nouvelles années. »