‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 99 sur 253 · Cal. of State papers, Venetian, t. V, n° 703, p · texte numérisé non relu

Cal. of State papers, Venetian, t. V, n° 703, p

2. Statutcs of the realm,3*2, Henry VIII. chap. xvu, xvni, xix, pp. 7G8,

lieu en 1538. Le paupérisme, une des plaies les plus hideuses de l'Angleterre actuelle, date de la destruction des monastères.

L'Église d'Angleterre perdit tout ce qui servait à rehausser l'éclat du culte : livres liturgiques, ornements précieux accumulés depuis des siècles. Par la suppression des frères mendiants, intermédiaires naturels entre le clergé et les fidèles, elle cessa d'être en contact avec le peuple des villes et des campagnes. Enfin, elle fut appauvrie pour longtemps. La moitié des bénéfices ecclésiastiques du royaume étaient entre les mains des moines qui nommaient le plus souvent ! des titulaires appartenant au clergé séculier et leur servaient une pension. Pensions et dîmes allèrent aux nouveaux propriétaires, des laïques, que les évêques n'avaient aucun moyen légal d'obliger à augmenter un traitement insuffisant. Aussi beaucoup de petites cures restèrent sans titulaires résidents.

L'enseignement, à tous ses degrés, souffrit davantage encore de la spoliation. La plupart des écoles qui étaient entretenues par les moines, furent fermées et non remplacées. L'augmentation des redevances empêcha les fermiers d'envoyer leurs fils à celles qui restaient. Les maisons religieuses entretenaient beaucoup de boursiers aux universités d'Oxford et de Cambridge jusqu'au moment où, ayant reçu la prêtrise, ils les nommaient à un bénéfice. Le nombre des étudiants diminua dans une proportion très considérable. Latimer, dans un sermon de 1550, constatait le lamentable état de Cambridge 2. A Oxford 3 la plupart des collèges restèrent vides; les arts déclinèrent et l'ignorance se répandit partout. Un fougueux réformateur, John

I. Depuis cent ans la plupart des moines pouvaient être curés.

± Blukt, The Re formation, 1. 1, p. 387.

Page 1