PREMIÈRE PROFESSION DE I
l'oubli, maisen rappeler de temps cntempsle souvenir.» Les auteurs recommandaient d'honorer les saints, comme nos modèles, de les prier, parce qu'ils sont nos intercesseurs auprès de Dieu. Les saintes Écritures et la charité nous font un devoir, disaient-ils, de la prière pour les défunts ; c'est une œuvre de religion que de distribuer des aumônes ou de faire célébrer des messes à leur intention bien que nous ne sachions rien du purgatoire et du genre de peines qu'on y souffre ; les indulgences papales appliquées aux morts sont seules réprouvées.
En poussant à ce compromis qu'étaient les dix articles. Henri VIII voulait éviter pour l'instant les discussions théologiques. Une préface royale recommanda l'unité et, le 12 juillet, après avoir approuvé la profession de foi, le roi interdit toute prédication jusqu'à la Saint-Michel. Les évèques pouvaient prêcher ou faire prêcher, dans leurs cathédrales, sous leur propre responsabilité, des prêtres connus d'eux. Après cette date les curés devaient lire les dix articles en chaire, sans aucun conmentaire.
Avant de se séparer, l'assemblée du clergé déclara, sur le désir du roi, que « l'évêque de Rome » n'avait pas le droit de convoquer un concile général sans le consentement des princes chrétiens *. Il avait lui-même fait appel du pape à un concile œcuménique, maintenant il en avait peur. L'assemblée abolit un certain nombre de fêtes2; toutes celles qui tombaient durant la session des tribunaux, à l'exception de la Nativité de saint Jean Baptiste, de la Chandeleur, de l'Ascension et de la Toussaint, toutes celles qui se rencontraient au temps de la moisson, excepté les fêtes des apôtres, do la Vierge et de saint Georges.