Statutes ofthe realm, 38, Henry VIII, chap. v, p
résie fut désormais appuyée du serment de douze témoins. Elle ne pouvait porter que sur des faits ne remontant pas à plus d'une année. Enfin personne ne devait être arrêté sous l'inculpation d'hérésie sans un ordre signé de deux membres du conseil privé.
Le parlement essaya, dans la même session, de faire revivre la fameuse commission prévue par l'acte de la soumission du clergé en 1532 '. L'Eglise d'Angleterre n'avait pas de statut légal ; tout se faisait suivant le bon plaisir du roi. Cranmer qui voulait imposer un traité composé par lui 2 fit échouer le projet. Le primat venait de composer les litanies anglaises qui sont en partie une adaptation, en partie une traduction des litanies latines. Elles contenaient l'invocation suivante : « de la tyrannie de l'évêque de Rome et de ses détestables énormités, délivrez-nous, Seigneur », et faisaient partie d'un manuel de prières3 en anglais, de la plume de Cranmer, destiné à remplacer tous les ouvrages catholiques de ce genre.
Le dernier parlement de Henri VIII, réuni le 23 novembre 1545, s'occupa surtout d'affaires religieuses, après avoir, toutefois, voté un énorme subside, ce qui était toujours la principale raison de réunir les députés. Depuis que les biens ecclésiastiques avaient passé aux mains de propriétaires laïques, les fermiers de ces biens et surtout ceux qui habitaient Londres refusaient de payer les dîmes et redevances ; une loi 4 les y contraignit. Un acte 5 de portée très considérable donna au roi les hôpitaux ayant appartenu à des instituts religieux, les chapelles constituant des propriétés privées, bâties par des particuliers qui avaient laissé