‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 112 sur 253 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

la Communion telle qu'elle devait être administrée aux fidèles d'après la loi qui avait ordonné la communion sous les deux espèces. Ce travail avait été préparé par une commission, dite de Windsor, composée de treize évoques et théologiens. Avant sa rédaction définitive. Cranmer avait fait circuler, parmi ses collègues et quelques prêtres, trois séries de questions sur le sacrement de l'Eucharistie. Nous avons une partie des réponses. Les évêques Holbeach et Barlow n'admettaient pas que la messe fût un sacrifice et qu'elle pût être appliquée aux défunts, mais, onze prélats ayant maintenu, dans leurs réponses, la doctrine catholique romaine, le primat fut obligé de se montrer conservateur.

La messe latine n'était ni abrogée ni remplacée : les prêtres devaient continuer de la célébrer. Le nouveau rituel ne s'appliquait qu'à la communion des laïques. A la fin de la messe latine, le prêtre devait lire une exhortation, une formule de confession générale et quelques prières, chaque fois que des fidèles désiraient communier. L'ensemble de ce petit rituel était emprunté à la célèbre Consultation d'IIermann de Wied, archevêque de Cologne, en usage dans les églises luthériennes, en particulier, à Nuremberg. Les fidèles qui trouvaient trop pénible l'aveu de leurs fautes fait à un prêtre, étaient autorisés à se contenter, avant la communion. de la confession générale de leurs fautes, à Dieu. L'envoyé vénitien, Barbaro, décrivit dans son rapport de fin d'ambassade, mai 1551, cette importante innovation dans le rite eucharistique ' :

« Le jour avant la communion ou le jour même, les communiants sont obligés de se présenter au prêtre avant le service du matin ou immédiatement après et de lui faire part de leur intention. Si l'un d'eux est

Page 1