ROBINSOH, Original letters, t. I, p
■2. Strype, Memorials of Cranmer, appendice 6!.
récemment réuni les évoques qui avaient accepté un certain nombre de modifications au Book of common prayer que lui, Martyr, avait suggérées. 11 ne connaissait pas encore exactement ces changements, mais il avait été tout réconforté par les paroles de sir John Cheke, précepteur d'Edouard VI, qui lui avait dit * : « Si les évêques ne veulent pas changer ce qui doit être changé, le roi le fera lui-même, et, quand la question viendra devant le parlement, il interposera son autorité. »
Pierre Martyr, en effet, avait été invité par Cranmer à donner son avis sur les transformations^ faire subir au premier Book of common prayer. Ne sachant pas l'anglais, le professeur d'Oxford travailla sur une traduction latine. Son mémoire n'avait pas la valeur du traité2 que Bucer composa, sur la même question, à la prière de l'évêque d'Ely. Dans cet ouvrage en vingthuit chapitres, Bucer repoussait comme venant de l'Antéchrist toutes les opinions qui n'étaient pas les siennes; il indiquait beaucoup de modifications dont la plupart furent adoptées. Dans la préface de son travail, l'auteur notait avec tristesse l'absence de prédication, le manque d'écoles, le pillage des biens d'Kglise, la profonde ignorance religieuse.
Le deuxième Book of common prayer, auquel on avait ajouté l'Ordinal, fut présenté au parlement en janvier 1552 en même temps qu'une loi pour obliger les fidèles à assister au service anglais. Les deux projets furent fondus en un seul qui devint, au mois d'avril, le second acte d'uniformité s. Deux évêques, T hirlby et Aldrich, avaient protesté avec trois pairs laïques. Le rédacteur constatait, dans l'exposé des