‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 159 sur 253 · Slatutes of the realm, t et 3, Mary, chap. n, p · texte numérisé non relu

Slatutes of the realm, t et 3, Mary, chap. n, p

et son ambassadeur à Londres, Noailles, d'accord avec l'envoyé vénitien, se mit à favoriser les intrigues et les conspirations.

Le mariage espagnol n'était certainement pas populaire. Quand le comte d'Egmont, ambassadeur spécial de l'Empereur, débarqua, au mois de janvier, dans le comté de Kent, la population, l'ayant pris pour le fiancé de la reine, faillit le lapider, et Courtenay, chargé d'aller à sa rencontre, fut assailli, près de AVestminster, à coups de boules de neigea Quand les ambassadeurs extraordinaires, suivis d'un splendide cortège officiel, arrivèrent à Londres, les habitants ne donnèrent aucune marque de satisfaction.

Le mécontentement populaire fut immédiatement exploité par des conspirateurs. Le duc de Suffolk, à qui la reine avait déjà pardonné sa tentative de donner le trône à sa fille, lady Jane Grey, essaya de soulever le centre de l'Angleterre. Battu par lord Iluntingdon, près de Coventry, il fut, le 10 février, enfermé à la Tour. Sir Pierre Carrew venait de s'emparer d'Exeter et ameutait tout le comté de Devon. 11 fut facilement battu et s'enfuit en France.

La révolte de Sir Thomas AYyatt fut beaucoup plus sérieuse parce que ce jeune homme avait les sympathies de tous dans le comté de Kent, d'humeur si frondeuse. Il prétendait faussement qu'il était loyal envers la reine et que toute la noblesse, tout le conseil sympathisaient avec lui dans son opposition au mariage espagnol. Le duc de Norfolk, envoyé contre Wyatt avec une petite armée, dut se retirer devant lui parce qu'une partie de ses troupes l'abandonna. Le chef des révoltés, après avoir pris Rochester, arriva aux portes de Londres avec 15.000 hommes. C'était le 29 janvier.

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