‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 176 sur 253 · DIFFICULTÉS RENCONTRÉES FAR LA REINE · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS RENCONTRÉES FAR LA REINE

le Saiût-Siège en envoyant aux évoques des instructions pour l'absolution de leurs diocésains tombés dans le schisme. Ils devaient, dans une fête spéciale, instruire les fidèles de tout ce qui s'était fait par Tintermédiaire du cardinal et les préparer à recevoir le pardon solennel. Les instructions du légat distinguaient ceux qui étaient tombés seuls dans le schisme, de ceux qui avaient réussi à y entraîner d'autres catholiques. La pénitence imposée à ces derniers était plus sévère. Au point de vue de la juridiction ecclésiastique, tous les actes religieux accomplis, pendant les années de schisme, par les évoques et les curés étaient tenus pour valides, pourvu qu'ils eussent été accomplis avec la forme et l'intention requises par l'Église f. Les noms du pape et de saint Thomas de Cantorbéry devaient être partout rétablis.

Au mois de février 1555, trois ambassadeurs anglais prirent la route de Rome, afin d'annoncer au pape que la réconciliation du royaume était un fait accompli. Ils n'avaient pas encore quitté la France, quand ils apprirent la mort de Jules III. Le nord de l'Italie les retint plusieurs semaines, pendant lesquelles Marcel II avait eu le temps de se faire couronner et de mourir, le 30 avril. Il fut de nouveau question de Pôle pour le trône pontifical, mais, quand les envoyés anglais atteignirent enfin Rome, le cardinal Caraffa venait d'être élu sous le nom de Paul IV.

Pendant ce temps, le 28 mars, la reine avait fait part au conseil de son intention de rendre à l'Eglise les biens que la couronne lui avait injustement pris au moment du schisme. Ses ministres lui représentèrent que son trésor était vide et obéré de lourdes dettes. Marie répliqua qu'elle ne voulait, à aucun prix, con-

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