Calendar of State papcvs, Venetian, t. VI, n
2. Ibid., n° 174, Michel énumère quelques-uns de ces bruits qui couraient dès l'année précédente.
bunal de Londres. Des laïques, parmi lesquels il faut nommer le comte d'Oxford et lord Rich, luthériens sous Edouard VI et enrichis des dépouilles monastiques, se donnèrent pour tache de dénoncer les hérétiques parmi leurs tenanciers ou leurs ouvriers. C'est grâce à leur intervention que vingt et une personnes, ouvriers, cultivateurs, tous petites gens, montèrent sur le bûcher, en mai et juin 1557. à Smithfield et à Stratford-le- Bow.
Les hérétiques formaient des sociétés secrètes qui se réunissaient, sous divers prétextes, en réalité, afin de célébrer le service anglais. Ils étaient, parfois, dénoncés par leurs propres affiliés. Au mois de décembre 1557, la police découvrit une de ces réunions clandestines, à Eslington, près de la capitale. Sur les vingt-huit personnes saisies, dix-sept furent brûlées, deux moururent en prison, et sept furent rendues à la liberté. Bonner, évêque de Londres, qui avait eu à instruire ce procès, fit les plus grands efforts pour sauver ces malheureux. Très attaché à son devoir, il sut en même temps se montrer généreux et patient à l'égard des pauvres ignorants qui discutaient des doctrines au-dessus de leur portée. Fox et les historiens de son école l'ont, à ce sujet, accusé de cruauté. Ils lui ont reproché d'avoir mis ses prisonniers dans le hangar au charbon; mais ses prisonniers ne se plaignaient pas de lui et témoignaient, au contraire, de sa bonté. Il a fait donner le fouet à de petites gens dans les jardins de sa maison de Fulham. C'était pour les sauver du bûcher.
La loi contre les hérétiques aboutissait parfois à des exécutions, qui répugnent particulièrement à notre époque, et qui semblaient simplement logiques aux hommes duxvi* siècle. Le 6 février L557, les corps des professeurs hérétiques Bucer el Fagiusjugés indignes