‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 190 sur 253 · JUGEMENTS DES HISTORIENS SUR LA HEINE MARIE · texte numérisé non relu

JUGEMENTS DES HISTORIENS SUR LA HEINE MARIE

prunt forcé '. Le parlement, réuni le 20 janvier et pro- POgé le 7 mars, vota avec difficulté un subside2, tandis ([ne l'assemblée du clergé acceptait de donner, en quatre ans, 8 shillings par livre sterling de revenu, le double de la contribution acceptée parles laïques :î.

Au commencement de l'été, la reine se sentant de plus en plus faible, invita de nouveau ses sujets à défendre le royaume contre la France et l'Ecosse, et s'occupa d'assurer sa succession à Elisabeth, à qui elle envoya ses bijoux, en la priant de payer ses dettes et de maintenir la vraie religion. Quand le parlement reprit ses séances, le 5 novembre, la cour prévoyait la mort prochaine de la souveraine et les députés s'abstinrent de discuter aucun projet important. Le 17, Marie reçut TExtrême-Onction et entendit la messe dans sa chambre. A l'élévation de l'hostie, elle leva les yeux et, comme elle inclinait la tête, au moment de la bénédiction, elle expira doucement à 42 ans. Jusqu'au dernier jour, elle avait échangé des messages quotidiens avec Pôle, son conseiller et son soutien, qui, malade à Lambeth, expira douze heures après sa souveraine. Un vieux chroniqueur4 raconte que la reine aurait dit à sa femme de chambre qu'elle mourait de l'absence de son mari et de la perte de Calais : « Quand je serai morte, ajouta-t-elle, si on ouvre mon corps, on trouvera le nom de Calais gravé dans mon cœur. »

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