‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 200 sur 253 · L'acte de suprématie et lacté d'uniformité · texte numérisé non relu

L'acte de suprématie et lacté d'uniformité

Pendant que s'opéraient ces changements prudents et presque timides, le nouveau gouvernement traçait le plan de sa politique religieuse. Un avocat très connu, Richard Goodrich, membre du conseil, écrivait, sous le titre de Divers points de religion contraires à VÉglise de Rome, une sorte de consultation juridique. Il conseillait de rejeter le pape, parce que la reine ne pouvait admettre de pouvoir supérieur au sien, et de nommer les évêques par lettres royales. Les lois contre l'hérésie devaient être abolies sans délai; la reine pouvait, dans sa chapelle, communier sous les deux espèces, empêcher l'élévation de l'hostie, mais il ne fallait introduire aucune innovation importante avant la réunion du parlement.

Un peu avant Noël 1558, un autre membre du conseil, Cécil lui-même, suivant toutes les probabilités, avait composé un Plan pour le changement de religion qui était plus hardi que celui de Goodrich. L'auteur proposait de s'arranger diplomatiquement avec la France et l'Ecosse, de négliger Rome, qui se bornera à montrer de la mauvaise volonté, à lancer des anathèmes et à conspirer. Il prévoyait une forte opposition de la part des évêques, qui seraient déposés, et des catholiques, à qui des lois pénales très sévères imposeraient les innovations religieuses. L'opposition des partisans de Calvin était moins à craindre, si on leur

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