‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 203 sur 253 · Wilkins, Concilia, t. IV, p · texte numérisé non relu

Wilkins, Concilia, t. IV, p

évêques et quelques pairs laïques, entre autres, Shrewsbury et Montagu, arrêtèrent tout, en faisant rejeter la clause portant approbation du Book ofcommon prayer. Mais on annonçait, à ce moment, que la paix allait être conclue avec la France •. Cette nouvelle, en dissipant la crainte d'une coalition des puissances catholiques contre l'Angleterre schismatique, influa sur le sort de la loi en discussion. Elle fut renvoyée à une commission. La clause combattue par les évêques disparut, mais la suprématie du pape était abolie, le titre de chef suprême accordé à la reine, le clergé et les fonctionnaires obligés d'accepter la loi par un serment solennel.

Les évêques firent de nouveau une opposition unanime au projet modifié. Heath, archevêque d'York, prononça un remarquable discours en faveur de l'union avec Rome. Abandonner le Saint-Siège, c'est, ditil, rompre avec tous les conciles généraux, toutes les lois canoniques et ecclésiastiques, avec les princes de la chrétienté et briser l'unité de l'Église du Christ. Scott, évêque de Chester, montra dans la papauté l'arbitre des nations européennes et termina par une comparaison entre l'Église du Christ et celle de Luther. Tous les évêques votèrent contre la loi, mais la majorité des pairs catholiques, qui les avait suivis à la première lecture, passa à l'ennemi, à l'exception de Shrewsbury et de Montagu.

Les Communes ne voulurent pas tout d'abord reconnaître, dans la loi modifiée par la Chambre Haute, le projet, qui était émané d'elles. Une nouvelle clause fut ajoutée et l'ensemble fut accepté par les Lords, le 22 mars. L'énergique résistance des évêques avait infligé au gouvernement un échec moral en ce qui con-

l. Kymer, Fœdera, t. VI, pari. IV. p. 70 et suivantes, donne le texte du traité.

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