Statutes of the realm, 1, Elizabeth, chap. I, p
remplir son rôle de surveillance sur l'Église, au moyen d'une commission centrale ecclésiastique qui, à l'avenir, déclarerait hérétique toute opinion contraire à l'Ecriture, aux quatre premiers conciles généraux ou aux doctrines autorisées par le parlement et l'assemblée du clergé. L'Église d'Angleterre revenait, à l'égard du pape, à la politique de Henri VIII. Soutenir la suprématie du Saint-Siège était assimilé, la troisième fois, au crime de haute trahison.
Restait la loi d'uniformité qui devait transformer tout le culte public et le ramener à ce qu'il était au temps d'Edouard VI. Cécil avait chargé une commission de réformés de préparer un projet. On ne sait pas si cette commission se mit effectivement au travail. mais nous avons un plan tracé par un exilé, Edmond Guest. Cécil le trouva trop radical. Le projet qui fut présenté le 18 avril 1559 à la Chambre des Communes proposait d'autoriser le Book of common prayer de 1552, modifié sur quelques points. On prescrivait l'usage des ornements admis, la deuxième année d'Edouard VI, alors que les exilés consentaient avec peine à garder le surplis. La formule employée pour l'administration de l'Eucharistie étaient modifiée et la fameuse rubrique noire disparaissait. L'Ordinal n'était pas nommé.
La loi d'uniformité entrait en vigueur le 24 juin. Les ecclésiastiques qui ne se conformeraient pas au rituel approuvé devaient être révoqués et emprisonnés; les laïques qui critiqueraient le nouveau cérémonial étaient punis de la prison. Ils étaient obligés, sous peine d'une amende d'un shilling, d'assister au service du dimanche, sans préjudice des censures ecclésiastiques. La haute commission instituée par lacté de suprématie était autorisée à régler, d'accord avec le souverain, les ornements, les rites et cérémonies.