‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 207 sur 253 · LACTE DE SUPREMATIE ET LACTE D'UNIFORMITÉ · texte numérisé non relu

LACTE DE SUPREMATIE ET LACTE D'UNIFORMITÉ

Le projet se heurta, aux Lords, à l'opposition courageuse des évoques. Deux sur seize étaient en prison, quatre ne vinrent jamais au parlement; un cinquième ne vota qu'une seule fois. Les neuf qui restaient tinrent ferme jusqu'au bout, appuyés par l'abbé de Westminster, Feckenham. Ce dernier lit un parallèle entre la religion catholique et celle qu'on se proposait d'introduire; il montra que la liturgie catholique avait, sur le Book of common prayer, l'avantage d'avoir été pratiquée par TÉglise du Christ depuis la plus haute antiquité et dans tous les pays.

Après lui l'évêque Scott fit une critique serrée de la nouvelle liturgie. Nous reproduisons un long fragment de son discours parce qu'il traduit avec une remarquable clarté le sentiment des catholiques de ce temps sur les changements proposés * :

« Le nouveau livre, dit-il, fait disparaître à dessein l'institution du Christ en ce qui concerne la matière et la substance des sacrements; il fait disparaître les cérémonies établies parles apôtres, en ce qui concerne leur forme et il abolit ce que les saints Pères avaient ajouté pour embellir et perfectionner leur administralion. Quant au dernier de ces trois points, il y a, à la messe, la confession, le Misereatur, le Kyrie, les Oraisons, le Sanctus, VAgnus Dei et d'autres choses qui disparaissent entièrement. Pour ce qui est du deuxième point, c'est-à-dire les cérémonies établies par les apôtres, bénédictions, signes de croix, et; dans divers sacrements, insufflations, exorcismes, onctions, prière dite le visage tourné vers l'est, invocations des saints, prière pour les morts, tout est enlevé, en partie ou totalement. Mais dans le plus grand de tous les sacrements, l'institution de la Cène parle Christ, dont les-

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