‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 24 sur 253 · Statutes of Oie realm, 4, Henry VIII, cliap. II, p. iO · texte numérisé non relu

Statutes of Oie realm, 4, Henry VIII, cliap. II, p. iO

de ce temps que la loi fut votée pour une seule année . En 1514, Richard Kidderminster \ abbé de Winchombe, dénonça, du haut de la chaire de Saint- Paul, l'acte expirant, comme une atteinte violente aux libertés de l'Eglise et avertit ceux qui l'avaient voté qu'ils avaient encouru l'excommunication.

Les lords temporels prièrent le roi d'assembler une réunion de théologiens pour discuter cette question qui passionnait l'opinion publique. L'affaire se compliqua très vite. Le docteur Standish, gardien du couvent des frères gris ou franciscains de Londres, soutint que la loi ne portait nullement atteinte à la liberté de l'Eglise. Accusé d'hérésie devant l'assemblée du clergé, le franciscain en appela au roi. Celui-ci adopta son opinion malgré les supplications de Warham et de Wolsey qui voulaient faire trancher la question par le pape.

Toute cette controverse avait eu lieu à l'occasion d'une « cause célèbre » qui souleva pendant toute une année les passions populaires à Londres. Un tailleur, Richard Hunne, qui avait été mis à la Tour des Loilards sous une accusation d'hérésie, fut trouvé pendu dans sa prison à une ceinture de soie. Les uns prétendirent que l'accusé s'était suicidé, d'autres, qu'il avait été tué. Le jury accusa le chancelier de l'évêque de Londres et deux de ses officiers ; Wolsey fit faire une contre-enquête et les premiers juges furent l'objet d'un blâme.

L'affaire Richard Hunne recul une solution en même temps que la longue discussion sur les privilèges du clergé. La loi contre laquelle les évêques avaient tant protesté ne fut pas renouvelée, mais le roi se refusa à reconnaître, en théorie, le bien-fondé des réclamations

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