‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 29 sur 253 · Letters and papers, Henry VIIL t. IV. n° M · texte numérisé non relu

Letters and papers, Henry VIIL t. IV. n° M

staluer sur le fait. Wolsey devait être l'un de ces légats. Gardiner et Foxe avaient ordre d'insister afin que le pape lui donnât pour collègue le cardinal Campeggio. Ce dernier tirait de gros revenus de son éveché anglais d'IIereford et on espérait qu'il serait favorable au roi d'Angleterre envers qui il avait beaucoup d'obligations.

A Orvieto, le pape, abandonné de tous et réduit à la misère, était à la merci de qui voulait lui faire violence. Les ambassadeurs anglais qui ont décrit son dénuement, ajoutaient ce détail : « Nous lui parlons rondement1 ». Poursuivi par les représentations des envoyés du roi, Clément VII, après avoir beaucoup hésité, accepta d'envoyer en Angleterre le cardinal Campeggio qui jugerait la cause conjointement avec Wolsey. Au mois de juin 1528, Campeggio quittait Orvieto emportant la bulle ou décrétale réclamée par le ministre d'Henri VIII. Elle établissait la question de droit dans un sens favorable au roi2. En se laissant arracher par la menace cette concession extrême et inexcusable, le pape avait exigé que le document ne serait pas mentionné dans la procédure. Il devait rester entre les mains de Campeggio qui était autorisé à en communiquer la substance au roi et à Wolsey mais devait le brûler aussitôt après. Le légat parti, Clément VII se laissa encore arracher par l'ambassadeur anglais, Casale, la promesse écrite de ne pas révoquer les pouvoirs accordés aux deux légats et de ne pas intervenir dans le procès qui allait s'ouvrir. Le pape était dans la détresse morale la plus profonde : placé entre

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