‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 33 sur 253 · Niciiols, Narratives of the Reformations pp · texte numérisé non relu

Niciiols, Narratives of the Reformations pp

2. Elus, Original letlers, lre série, t. I, p. 307. Thomas Alward à Th. Cromwell, 23 sept. 1529.

veillante le 19 septembre, au moment où Campeggio prenait congé de la cour. Le 9 octobre, le procureur du roi présenta contre Wolsey un bill de prœmunire\ pour avoir exercé en Angleterre les pouvoirs de légat du Saint-Siège. L'accusation était d'une monstrueuse injustice puisque le cardinal n'avait rien fait sans le consentement du roi et que c'était à sa demande qu'il avait rempli les fonctions de légat dans l'affaire du divorce. Wolsey, à qui on avait enlevé le grand sceau, le 17 octobre, avoua pour des raisons politiques un crime dont il était innocent et s'efforça d'apaiser la rancune de ses ennemis par de gros présents. Norfolk, George Boleyn et les amis de la favorite reçurent des pensions, sur les revenus de son évéché de Winchester2. Il fut obligé d'abandonner au roi tous ses biens mobiliers, pensions et revenus et une propriété de son archevêché d'York, le palais de York- Place, à Westminster3. On lui permit de se retirera Esher où il avait une maison dépendante de son évéché de Winchester.

A la réunion du parlement, au mois de novembre, une accusation de haute trahison fut présentée contre lui; elle était conçue en termes injustes et plusieurs de ses allégations étaient fausses. Les Lords l'acceptèrent le 1er décembre, et les Communes allaient faire de même quand Thomas Cromwell réussit, à l'aide d'arguments

4. Prœmunire corruption du latin prœmonere est le premier mot du mandat par lequel un magistrat sommait un citoyen de répondre à l'accusation d'avoir violé les statuts ou lois qui, à partir du \ivc Biècle, avaient pourobjet d'empêcher les empiétements de la juridiction ecclésiastique sur la juridiction civile. Les lois de prmmunire interdisaient l'entrée de l'Angleterre aux légats du pape et l'exercice de leurs fonctions, sans autorisation royale; ils interdisaient au Saint-Siège de nommer à des bénéfices anglais, etc. Comme leur rédaction était vaguobscure, elles constituaient une arme terrible aux mains d'un tyran.

& Letterê and papers, Henri/ VIIIX t. IV, n° 61K>.

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