‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 35 sur 253 · Cal. of State papers, Spanish, t. V, n · texte numérisé non relu

Cal. of State papers, Spanish, t. V, n

et obtint une audience du roi Henri. Il lui parla en termes si flatteurs et avec une éloquence telle, lui promettant de faire de lui le souverain le plus riche du monde, que le roi le prit aussitôt à son service et le fit conseiller, bien que sa nomination fût tenue secrète pendant plus de quatre mois.

« Depuis lors, sa puissance a constamment grandi, au point qu'il a maintenant plus d'influence sur son maître que n'en a jamais eu le cardinal, car du temps de ce dernier, le roi écoutait parfois les conseils de Campton, du duc de Suffolk et de quelques autres ; aujourd'hui tout se fait sur l'ordre deCromwell. Le chancelier n'est qu'un instrument entre ses mains. Croimvell est éloquent dans sa langue maternelle, et, en outre, il parle assez bien le latin, le français et l'italien. Son train de vie est splendide; il est très prodigue d'argent et de belles paroles ; il aime beaucoup la pompe et le faste dans son train de maison et son palais. »

En 1524, Cromwell, employé par Wolsey à la suppression des monastères, paraît avoir exercé sa mission, particulièrement à Ipswich, avec une brutalité et une raideur révoltantes. Knight, secrétaire du roi, écrivait au cardinal qu'on avait dit à son maître des « choses incroyables » sur la façon scandaleuse dont Cromwell s'était conduit. Le tout-puissant ministre arracha son favori à un châtiment mérité. A cette époque, Cromwell ne paraissait pas disposé à adopter les nouvelles doctrines religieuses. Il venait de rédiger son testament dans lequel il recommandait de faire célébrer un certain nombre de messes et comme on avait répandu le bruit de la mort de Luther, il écrivait au cardinal : « Je voudrais qu'il ne fût jamais né1. »

Cependant, ce fut lui qui. dès 1529, conseilla à Henri

1, Lctters and papers, Henry YIIL l. IV, n° G3i>l.

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