‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 44 sur 253 · Statutes ofthe realm, 24, Henry VIII, chap. xxiv, p · texte numérisé non relu

Statutes ofthe realm, 24, Henry VIII, chap. xxiv, p

-2. Letters and papers, Henry VIII, t. IV, p. 2092. Parmi les projets de lois déposés en nov. 1529, l'un d'eux, renouvelé de 1410, demandait la sécularisation de tous les biens d'Église.

évêques et des abbés de posséder des fermes ; un quatrième interdisait aux moines de s'occuper d'industrie et de commerce. Enfin on proposait des mesures contre les curés qui ne résidaient pas sur le territoire de leur paroisse et qui avaient plusieurs bénéfices.

Toutes ces innovations étaient présentées, dans les préambules des projets, comme très favorables « aux pauvres laboureurs » à qui on voulait venir en aide. On verra plus tard que la révolution fut, en réalité, faite contre eux et aggrava leur sort. Quelques-uns de ces changements étaient nécessaires. La pluralité des bénéfices et la non-résidence étaient des abus détestables. Mais si les intendants des évêques et des abbés ou les curés s'enrichissaient en faisant cultiver des fermes, c'est qu'ils savaient mieux s'arranger. Les moines travaillaient le cuir, vendaient de la laine et s'occupaient de commerce; mais il est bon de faire remarquer qu'ils avaient enseigné aux Anglais à mettre en œuvre les ressources du sol. On se plaignait depuis longtemps des honoraires fixés par les cours ecclésiastiques. De temps en temps la couronne priait les évêques de veiller à ces abus. Cette fois le Parlement prenait sur lui de les supprimer sans consulter les chefs ecclésiastiques.

Le public devait accueillir avec plaisir les quatre derniers projets, mais le parlement tenait surtout à limiter la juridiction des tribunaux ecclésiastiques *. Ceux-ci avaient besoin d'une réforme prudente. Leur juridiction s'étendant à une foule de personnes et de causes, ils comptaient un nombreux personnel de clercs pour qui l'administration de la justice était une carrière. 11 n'est pas étonnant, dès lors, que nous retrouvions, dans ces oours, la plupart des abus qu'on

4. Voir F. \Y. Maitland, Canon law in England, clans The English historical Review, juillet, octobre 1896, octobre 1897.

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