‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 48 sur 253 · Letters and papers, Henry VIII, t. V, n° 21G · texte numérisé non relu

Letters and papers, Henry VIII, t. V, n° 21G

Quint, Muxetula, lui mandait, le 29 mars1 : « On apprend que le roi d'Angleterre a renoncé à l'obédience du pape. Celui-ci pense qu'il sera nécessaire de rappeler le nonce de Londres. »

Les ecclésiastiques qui portent la responsabilité d'avoir reconnu le roi comme chef suprême de rÉglise d'Angleterre, sont jugés sévèrement par les historiens.

Ces hommes n'étaient ni corrompus, ni hostiles de parti pris à toute réforme. Il serait excessif de dire que le courage leur fit entièrement défaut. Si on compare leur attitude à l'égard de la cour à celle des Communes, ils sont supérieurs, et si l'on veut trouver, dans les assemblées délibérantes de cette triste année, un peu de dignité et quelque liberté de langage en face du bon plaisir royal, c'est encore chez eux qu'il faut les chercher. A vrai dire, le clergé était désemparé et vaincu dès le début de la lutte, parce que les plus clairvoyants de ses membres eurent, tout de suite, en voyant l'insolence dédaigneuse dont on usait à leur égard, la conviction qu'il était impossible de résister à la coalition du roi et des Communes. Ce qui manqua à l'Eglise d'Angleterre, à cette heure douloureuse de son histoire, ce fut un groupe d'évêques, doués, comme Fisher, dune invincible fermeté. La majorité des prélats, nommés par la Couronne, étaient, dans la pratique, plus dévoués au roi qu'à l'Eglise et ne donnèrent pas les exemples de courageuse indépendance qu'on était en droit d'attendre d'eux.

Les deux chambres du parlement et les deux chambres de Ja Convocation ecclésiastique se réunirent de nouveau en janvier. L'année précédente, le roi avait eu

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