‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 63 sur 253 · Ibid.t p. 191, exemple d'un congé d'élire · texte numérisé non relu

Ibid.t p. 191, exemple d'un congé d'élire

à l'archevêque de la province et le nouvel archevêque, à un autre métropolitain assisté de deux évêques, ou à quatre évêques.

La deuxième des grandes lois abolissait le denier de Saint-Pierre et les autres paiements faits à Rome. Son premier titre, plus franc, était « Acte pour abolir l'autorité usurpée du pontife romain { ». Lue aux Lords le 13, 14 et 19 mars, elle fut envoyée le 20 aux Communes, et adoptée définitivement le 30. L'acte a la forme d'une pétition au roi contre les usurpations du Saint-Siège et énumère les sommes que le pape recevait d'Angleterre. C'est de toutes les mesures législatives prises par Henri VIII celle qui a le plus contribué à faire oublier le pape en pays anglais. Alors, comme aujourd'hui, beaucoup de paysans et d'ouvriers ne connaissaient le souverain pontife, qu'ils savaient très loin d'eux, que par la petite obole annuelle qu'ils lui envoyaient en signe de vénération, d'obéissance et d'union dans la même foi. Toute la juridiction qui avait appartenu au Saint-Siège était transférée à l'archevêque de Cantorbéry autorisé à donner les permissions qu'on demandait auparavant à Rome. Les monastères relevant directement de Rome étaient placés sous le contrôle exclusif et absolu de la couronne, c'est-à-dire qu'ils étaient à la merci du roi dont le trésor était vide. Tout Anglais demandant des permissions à Rome était exposé à une accusation de haute trahison.

Enfin une dernière loi 2, fondée sur la soumission du clergé et l'acte abolissant les appels à Rome adopté l'année précédente, défendait aux évêques de faire ou de promulguer à l'avenir aucun canon, sans L'assentiment royal. Il autorisait le roi à nommer la commission prévue de trente-deux membres qui devait exami-

1. Statutcs o/ the rcalm, 25, Henry VIII, chap.xxi. pp. 164-71, 1. Ibid..., chap. xix, pp. 4G0-61.

Page 1