Spelman, History of sacrilège, p
164 LA DESTRUCTION DES xMONASTÈRES ANGLAIS.
originaux ont été publiés, des écrivains protestants et catholiques en ont fait la critique. L'œuvre de réhabilitation et de justice à l'égard des monastères anglais du seizième siècle a commencé avec l'étude attentive de ces textes ^.
On a remarqué d'abord que des hommes qui visitaient plusieurs centaines de monastères dans l'espace de quatre mois, en particulier 88 en quinze jours dans la province d'York, ne devaient pas se soucier beaucoup de faire une enquête approfondie. On a remarqué aussi que, le vote du parlement acquis, on ne parla plus de l'immoralité des maisons religieuses. Beaucoup de monastères notés comme très mauvais par Legh ou Layton furent soumis, moins de deux années après, à une nouvelle enquête conduite par des représentants de la noblesse provinciale du voisinage qui les déclarèrent de vie et mœurs exemplaires. L'extraordinaire distinction faite, dans l'acte du parlement, entre les petits monastères où religieux et religieuses vivaient mal et les grands « où la religion était heureusement observée » ne trouve aucune justification dans les rapports des visiteurs. Enfin, même si on accepte les appréciations de ces derniers, on peut citer de nombreux monastères contre lesquels ils ne portent aucune accusation, et un plus grand nombre qui ne sont même pas nommés. A en juger par la proportion notée dans le comté d'York, les commissaires inspectèrent environ quatre maisons sur dix. Sur les 155 monastères cités dans le Compendium compertorum 2, 43 sont simplement accusés de posséder des reliques.
i. Consulter Gasquet, Henry VIII and thc English monasteries, t. I. chap. vu, ix, xi ; Dixon (pasteur anglican), History of thc Church% t. l, chap. vi et vu: t. ir, chap. vin et ix; Brewer et GàRMHER (anglicans). Thereign of Henry VI IL