‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 87 sur 253 · Lettcrs and papers, Henry VIII, t. X, n · texte numérisé non relu

Lettcrs and papers, Henry VIII, t. X, n

Mais il est impossible d'accepter le témoignage des commissaires royaux, avant d'en avoir fait une critique approfondie. Or plus on examine les rapports de ces agents, le prêtre Layton, Thomas Legh, John Ap Rice et le chanoine London qui furent les principaux accusateurs des maisons religieuses, de Richard Ingworth évoque suffragant de Douvres et de William Petre qui les secondèrent dans la suite, moins leur témoignage paraît digne de foi. Layton dans ses lettres à Cromwell se plaît à lui raconter des histoires ignobles « pour le faire rire » ; pour lui, les moines et les religieuses étaient tous, à priori, des scélérats déloyaux, dissimulés, flatteurs et hypocrites1. Il extorquait des sommes considérables à ses victimes et, comme il désirait le poste de chancelier du diocèse de Lincoln, il offrit à Cromwell un pot de vin considérable 2.

Les autres commissaires sont à l'avenant, surtout London, qui visita beaucoup de couvents de femmes et fut peu de temps après soumis à une pénitence publique pour des actes répétés d'immoralité 3. Les rapports de ces misérables n'étaient connus que de Cromwell et on ne fit jamais aucune contre-enquête officielle pour en vérifier les assertions.

Depuis que Ton sait que les visiteurs étaient des êtres vicieux, menteurs, avides, grossiers, d'une moralité douteuse, on s'est mis à discuter leurs rapports. Tout le monde admet aujourd'hui qu'ils contiennent souvent des mensonges et presque toujours de grosses exagérations. Les recherches sont

4. Letters and papers, Henry VIII, t. IX, nos 7, 42, 444, 452, 037; t. X, nos 92, 137, 182, 271. Exemples de la correspondance entre Cromwell et Layton.

2. Record office, correspondance de Cromwell, t. XX, p. 38. «Pour la peineque vous y prendrez, je vous donnerai 100 livres (2.500 francs). »

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